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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 12:07

L'estuaire de l'Adour a une longue histoire depuis Louis de Foix, surnommé le « voleur de l'Adour » par les habitants de Capbreton ruinés par la création d'un nouveau débouché du fleuve à Bayonne. Depuis cinq siècles le port de Bayonne lutte contre l'ensablement de son chenal. Depuis 60 ans, des travaux importants sur le littoral destinés à préserver le port, ont considérablement modifiés les courants marins aux abords de l'embouchure. En même temps et pendant des décennies on a commercialisé le sable qui s'accumulait à la Barre, en toute insouciance, ravi de trouver sur place un matériau gratuit que la mer renouvelait chaque année. Nous sommes les héritiers de cette histoire, et c'est avec elle qu'il nous faut composer. Le désensablement actuel des plages angloyes  en est un nouvel épisode.Port et littoral ont destin lié.

Comment est actuellement géré le dragage du chenal du port de Bayonne?

drague pour clapage 2011Deux campagnes de dragage sont organisées chaque année, au printemps et à l'automne, avec une drague louée par la CCI, gestionnaire du port pour le compte de la Région (1). Une partie de ce sable est clapé (c'est à dire déposé) devant les plages d'Anglet pour lutter contre leur recul, le reste est largué au large. Or on sait qu'une bonne partie de ce sable provient de nos plages qu'un courant sud-nord vient éroder avant de le déposer dans le chenal et la fosse de garde (2) du port.

Quand dans les années 80 on a constaté le recul accéléré du littoral d'Anglet, on a massivement clapé devant les plages le sable dragué, permettant de reconstituer le stock sédimentaire. Le port disposait à l’époque d’une drague à demeure. En 2004  on a accusé, sans preuve, ces clapages d'être à l'origine d'une pollution accidentelle, et on les a interrompus. Le résultat ne s'est pas fait attendre: le stock sédimentaire est revenu à son plus bas niveau des années 80 et nos plages sont menacées. Leur profil s'est creusé, provoquant un « shore break » dangereux .

Dès notre arrivée à la mairie d’Anglet, en 2008, nous avons ouvert ce dossier.

Mais avant de reprendre les clapages côtiers il fallait nous assurer de la qualité bactériologique et chimique des sables dragués, puisqu’ils avaient été accusés de polluer, et  mettre en place un protocole nous assurant de cette qualité tout au long du processus de dragage-clapage. Les clapages ont pu reprendre à l’automne 2010, avec un contrôle rigoureux de la qualité des sédiments. Depuis les campagnes se sont succédées et les volumes déposés devant les plages n’ont cessé d’augmenter pour atteindre 211 000 M3 en 2012, soit 60% des volumes dragués (3). Un calcul tout simple nous permet de constater que 40% des sables sont cependant rejetés au large, l’importance de la houle ne permettant pas toujours à la drague de s’approcher au plus près du littoral. On voit là les limites du dispositif. Nous sommes largement dépendants de l’état de la mer lorsque la drague est à notre disposition. On peut penser qu’il sera difficile de faire beaucoup plus avec les moyens actuels. Or les volumes aujourd’hui clapés sont sans doute insuffisants pour stabiliser le stock sédimentaire devant nos plages.

Comment améliorer le dispositif pour retrouver les volumes bien supérieurs clapés dans les années 80 ?

Il y a plusieurs possibilités.

La première est de disposer d’une drague tout au long de l’année, ce qui suppose un investissement lourd de la part du propriétaire du port en charge des dragages, la Région Aquitaine. Le Maire d’Anglet  a écrit à son Président, Alain Rousset, pour lui dire qu’il soutenait fermement un tel achat, actuellement à l’étude. Pouvant draguer tout au long de l’année, le port pourrait optimiser les opérations en fonction de l’état de la mer et claper la quasi-totalité des sables sains devant nos plages donc ne plus larguer au large. Le clapage, tel qu’il est pratiqué aujourd’hui en complément du dragage du chenal du port est efficace et bon marché; le surcoût par rapport à un rejet au large est facturé 0,10 euros du m3, soit 21 100 € pour la campagne 2012. A rapprocher du coût de l’entretien des digues : 600 000 € pour reprendre le musoir de la digue de Marinella en 2011.

 La deuxième possibilité est de récupérer les sables déposés au large depuis des décennies, à plus de 30m de profondeur. Nous allons officiellement saisir le Président de l’Observatoire de l’estuaire de l’Adour, le Conseiller Régional Matthieu Bergé, pour lui demandes de commander des études chargées d’examiner la faisabilité et le coût d’une telle opération. Cela suppose sans doute un matériel spécifique et des financements lourds. Sans parler du nécessaire "permis minier" qu'il faudra obtenir.

La troisième possibilité est de déposer à terre le sable qui ne peut – pour diverses raisons -  être clapé devant les plages, pour le reprendre ensuite et l’amener sur place. Là aussi il convient de chiffrer cette solution que préconise le Grenelle2 de préférence au largage au large. Nous saisirons également l’Observatoire de l’estuaire pour qu’il conduise une étude sur ce point.

Il faut être conscient des enjeux.

Préserver nos plages est un enjeu économique et environnemental majeur. Il faut donc se donner les moyens de le traiter au mieux. L’acquisition d’une drague à demeure par le port est certainement une bonne solution. Les techniques qui consistent à aller chercher le sable au large, ou à le déposer à terre sont certainement très couteuses, mais pourraient être utilisées en complément. IL appartiendra donc aux élus de choisir en toute connaissance de cause, quand l’Observatoire de l’Estuaire aura conduit toutes les études.

La volonté de la municipalité de traiter efficacement le désensablement de notre littoral est forte. Nous avons repris les clapages malencontreusement interrompus par nos prédécesseurs. Nous souhaitons les renforcer car ils ne sont peut-être pas suffisants. Nous avons alerté l’opinion sur ce sujet par une exposition publique gratuite de 6 mois à la Barre, en 2012. Nous poursuivons le dialogue avec les associations qui s’intéressent à cette question. Nous avons marqué notre opposition à toute commercialisation du sable dragué. Aujourd'hui, nous travaillons avec l’agglomération, la Région et la CCI pour trouver les meilleures solutions pour l'avenir.  

(1) la Région est propriétaire du Port de Bayonne depuis la réforme portuaire de 2006.

(2)  La fosse de garde a été creusée à l’embouchure pour préserver le chenal. Une bonne partie du sable arraché au littoral par les courants s’y dépose. On estime qu’une part importante de ce sable vient des plages angloyes.

(3) La campagne du printemps 2013 qui vient de s'achever a donné les résultats suivants: 168 000 m3 de sable dragué, dont 137 000 m3 de sable clapé devant les plages (soit 82%), le reste étant rejeté au large.

 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 12:07

 

Une déclaration de Guy Forget à Sud-ouest, regrettant la disparition de belles vagues à surfer sur certaines plages angloyes, et qui demande à la municipalité d’agir, à opportunément rouvert un débat important. La protection du littoral a été une priorité de la municipalité, dès son arrivée en 2008. Pour faire partager au plus grand nombre les enjeux liés aux plages d’Anglet, la ville propose à la Barre, devant la maison du parc IZADIA, une exposition  intitulée « Agir contre l'érosion ». Inaugurée le 12 avril par Jean Espilondo, Maire d’Anglet, et Georges Daubagna, adjoint à l’environnement. Elle est visible par tous jusqu’en septembre. Elle évoque de manière claire l’évolution du littoral angloy et les solutions mises en œuvre pour le préserver. J’invite mes lecteurs à se rendre à la Barre pour la découvrir.

 5460823674_48a1b35107.jpg

Une première remarque s'impose: les vagues n'ont pas disparues du littoral angloy; les surfeurs y sont toujours aussi nombreux. Mais il est vrai que certains spots sont moins intéressants que par le passé. Pourquoi? La qualité des vagues n’est qu’un aspect second – pas secondaire – de la protection /valorisation du littoral. Si les vagues sont moins belles c'est parce que l'océan avance, et que nos plages sont grignotées par la mer. Que faire pour que nos plages gardent tous leurs attraits?

      Plusieurs aspects :

-         la qualité des eaux de baignade.

 C’est une priorité car les normes européennes vont être encore plus exigeantes à partir de 2015.

-         La gestion du trait de cote.

Partout sur le littoral aquitain, la mer gagne sur la cote.

Que fait-on ?

-         On laisse faire ?

-         On se replie et on accompagne ?

-         On lutte contre l’avancée ? Comment ? Méthode douce - clapages - ou méthodes dures - digues et épis...

 

 

La qualité des eaux de baignade.

Une qualité contrôlée. Tous les matins des prélèvements sont faits sur les plages d’Anglet. Si les résultats bactériologiques ne sont pas conformes, la plage est aussitôt fermée. Elle n’est rouverte que lorsque les résultats des analyses sont bons.

Nous avons globalement des eaux de baignade de bonne qualité.

Pour améliorer la qualité des eaux l’agglomération doit poursuivre ses investissements sur les réseaux d’assainissement et d’eaux pluviales.

La politique de l’agglomération pour la gestion de l’eau et du littoral : 160 millions d’euros en 13 ans.

2La gestion du trait de cote.

Le GIP littoral a mené une étude sur tout le littoral aquitain. L’agglomération conduit une étude complémentaire sur son propre  littoral intitulée « étude stratégique locale de gestion de la bande côtière » ; résultats attendus fin 2012. Les clapages côtiers sont un élément de cette lutte contre l’érosion marine.

 

 

Les clapages cotiers sur Anglet. Un peu d’histoire.

Depuis les années 60, le littoral angloy recul comme l’attestent de nombreuses photos. En 1980 la situation était catastrophique.

De 1976 à 1990 on a massivement clapé au large des plages le sable dragué dans le chenal de l’Adour. La drague appartenait au port et travaillait toute l’année. De 600 000 à 700 000 m3/an étaient déposés devant les plages angloyes permettant un engraissement significatif.

En 1991 le port a renoncé à sa drague

De 1991 à 2004, il a été clapé de l’ordre de 100 000 m3 par an.

drague-pour-clapage-2011-copie-1.JPGPhoto:La drague se charge d'eau et de sable. Le sable se dépose, l'eau est évacuée.

En 2004, sur un soupçon de pollution non avérée nos prédécesseurs abandonnaient les clapages côtiers, sans mettre en place une solution de remplacement. A notre arrivée en 2008, nous étions revenus à la situation de 1980, selon l’étude  de l’Observatoire de l’Estuaire de l’Adour de décembre 2011.

Dès notre arrivée en 2008, nous avons demandé la reprise des clapages. Il a fallu au préalable mettre en place une procédure qui nous assure de la qualité chimique et bactériologique des sables dragués.

Les dragages ont repris en 2010.

Voici les résultats des campagnes conduites depuis :

dates

Volume clapé en m3.

Automne 2010

15 000

Printemps 2011

63 000

Automne 2011

73 000

Printemps 2012

102 000

Le choix de dragues mieux adaptées, des campagnes mieux maitrisées, ont permis d’augmenter significativement le tonnage chaque année.Les analyses chimiques et bactériologiques qui accompagnent chaque chargement sont excellentes.Des relevés bathymétriques, conduits par le CASAGEC (1),  permettent de contrôler les résultats des clapages sur les fonds marins au droit des plages. Et d’optimiser les campagnes à venir.

Nouvelle image (1)

Photo:Après clapage devant les plages sud d'Anglet, la drague repart vers l'embouchure.

Les coûts.

Le dragage des sables dans la fosse de garde de la Barre et leur rejet au large est pris en charge par le port de Bayonne. Seul le surcoût du clapage devant les plages est à la charge de l’agglomération et de la ville, soit 0,10 €/m3. Pour 100 000 m3 une campagne revient donc à 10 000 €.

Ce chiffre est à rapprocher du prix de l’entretien des digues. La réfection de l’épi de Marinella en 2011 a couté 600 000 €.

S’il apparaissait nécessaire d’aller draguer les sables accumulés au large pour augmenter le tonnage clapé, le coût serait naturellement plus élevé, mais resterait inférieur à une solution routière, par ailleurs très polluante.

 

Et la suite.

L’étude que va conduire l’agglomération en cette fin d’année 2012, permettra de poser les bases d’une stratégie pour la gestion de notre littoral, de Bidart à l'embouchure de l'Adour. Pour les plages d'Anglet, les clapages côtiers tels qu’ils sont pratiqués aujourd’hui, sont-ils suffisants ? Faut-il aller draguer les sables accumulés au large ? Le Port de Bayonne doit-il se doter d'une drague pour que l'entretien du chenal et le clapage soit étalé tout au long de l’année ? En s'appuyant sur les résultats des campagnes conduites depuis 2010, l'étude devrait nous apporter des éléments de réponse.

 La volonté de la municipalité, en lien avec l’agglomération, est forte : il en va du devenir touristique de notre ville.

 

La vague et les surfeurs.

Guy Forget est préoccupé par la qualité des vagues angloyes. Il a raison, nous le sommes aussi. Mais pour assurer le devenir du surf à Anglet, il faut deux ingrédients : de belles vagues et des surfeurs en nombre.

Pour les vagues, nous avons vu plus haut que la municipalité prenait ses responsabilités.

Pour les surfeurs : Tout le monde ne peut posséder une résidence secondaire à Chiberta ; la disparition des terrains de camping sur Anglet est une vraie difficulté. Les jeunes, qui venaient du monde entier camper à Anglet pour surfer, n’ont plus aujourd’hui d’hébergement bon marché à proximité du littoral, à part l’Auberge de jeunesse. Le PLU en révision, qui prévoit un emplacement pour un terrain de camping au Lazaret, et qui par un règlement adapté pérennise  maisons familiales et villages de vacances familiaux est une réponse à cette question. Il s’agit de conserver la vocation d’Anglet, tournée vers un tourisme jeune et familial.

      Tout se tient : l’érosion du littoral, la qualité des vagues, la qualité des eaux de baignade donc l’assainissement, l’accueil pour les vacances des familles et des jeunes … 


Pour aller plus loin :

On pourra consulter les sites de deux associations qui travaillent sur ces questions :

-         ADALA : http://www.adala-asso.com

-         SOS littoral angloy : http://sos-la.blog.fr

 

Visiter l'exposition "Agir contre l'érosion" devant la maison de l'environnement, parc IZADIA à la Barre, Anglet.

Et voir aussi sur ce blog mes précédents articles, dans la rubrique "littoral":

- Pour lutter contre la dispatition de nos plages: le clapage est-il efficace (30/05/2012);

- Après la tempête Xynthia (10/03/2010).


Photos CASAGEC, Observatoire de l'Estuaire de l'Adour.

(1) le CASAGEC est un laboratoire spécialisé en génie cotier, rattaché au laboratoire SIAME installé dans les locaux de l'université de Montaury à Anglet. Il a conduit plusieurs études sur le littoral basque.       

 

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 20:38

Comment lutter efficacement contre l'avancement de la mer qui ronge lentement - mais sûrement - nos 4,5 km de plages?

Il semble que la méthode la plus simple, la plus économique et la plus efficace soit le "clapage côtier". (1)

De quoi s'agit-il? Un bateau drague le sable arraché par la mer à la cote qui s'accumule dans une fosse de garde à l'entrée du chenal de l'Adour et vient le redéposer juste devant nos plages sur des fonds de 4 à 10 m de profondeur.

194.jpgCette méthode est simple, puisqu'il suffit de "claper" le sable (c'est à dire le rejeter en ouvrant les clapets du navire) à l'endroit choisi plutôt que de s'en débarasser au large. La CCI qui gère le port doit en assurer l'accès aux navires de fort tonnage. Elle doit donc régulièrement faire draguer le chenal et  et la fosse de garde . Ce travail étant financé par la CCI,  la collectivité doit seulement prendre en charge le surcoût du clapage côtier, finalement assez modeste : 0,10 € par m3 de sable. C'est beaucoup plus économique qu'un "engraissage" des plages par camions. Est-ce efficace? Il semble que oui. Cette technique, utilisée de 1975 à 2004 avait permis de stabiliser le trait de cote et d'améliorer le profil de nos plages. En 2004, une pollution bactériologique des eaux de baignade avait marqué l'arrêt des rejets au droit des plages sans que l'origine de la pollution ait été identifiée. dsc00653.jpg

A notre arrivée à la mairie nous nous sommes saisi de ce dossier, avec le soutien de l'agglomération. Après étude des diverses solutions techniques nous avons choisi de reprendre les clapages, à titre expérimental en 2010. Nous avons décidé d'accompagner ces clapages de relevés chimiques et bactériologiques, dans la fosse de garde, sur le sable dragué et sur les plages.

En septembre 2010, nous avons clapé 15170 m3 en zone cotière.

En Mai 2011, avec une autre drague, nous avons clapé 63541 m3 au droit des plages.

Ce chiffre montait à 72 561 m3 en octobre de la même année.

Enfin, ce printemps, la campagne de dragage qui vient de s'achever permettait de déposer 102 180 m3 dans les secteurs choisis, à proximité immédiate du littoral. On le voit, les quantités  clapées devant les plages n'ont cessé d'augmenter, car les matériels utilisés ont été mieux choisis et sans doute - l'expérience aidant - mieux utilisés.

Les mesures bactériologiques et chimiques qui ont accompagnées ces opérations ont donnés de très bon résultats.

Avec l'appui du laboratoire angloy CASAGEC, sous le contrôle de l'Observatoire de l'estuaire de l'Adour, nous poursuivrons donc ces campagnes de clapage côtier.

 

(1) Voir dans ce même blog, l'article "Après la tempête Xinthia" du 10 mars 2010.

 

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 20:46

Les cotes d’Anglet sont-elles menacées ?

On ne saurait comparer les deux situations, celle d'Aiguillon sur mer et celle d'Anglet. Ici, nous n’avons pas de terres gagnées sur la mer et protégées par des digues artificielles. Notre problème est double : entretenir nos falaises au sud, et éviter le recul de nos plages au nord.


L’avancée de la mer est-elle inéluctable ?

Il est difficile de faire des pronostics sur le long terme, la cote ayant bougée en permanence au fil des siècles…

piscine-Chambre-d-amour.jpgDans les années 70 on a vu la mer grignoter le littoral, détruire l’emblématique piscine de la Chambre d’Amour, avaler l’hôtel  Marinella. La réalisation des épis et le « clapage » devant les plages des dragages de l’Adour avaient stabilisé la situation. L’engraissement des plages par le sable dragué a été interrompu il y a une dizaine d’années. Depuis nos plages perdent du sable et leur profil se creuse. Le CASAGEC,  un laboratoire spécialisé installé à Montaury, suit attentivement le phénomène. Le risque de voir la mer avancer de nouveau n’est pas exclu.


Pourquoi a-t-on interrompu ces travaux de ré-engraissement des plages ?

On  a attribué une pollution ponctuelle à ce sable dragué. On va maintenant  le larguer au large ou il est perdu pour nos plages. Il faut donc reprendre cette opération de clapage devant le littoral.


Mais ne risque-t-on pas de polluer nos plages avec un sable venant de l’Adour donc chargé de métaux lourds et de bactéries ?

Photo-Iphone-025.jpgLe sable sera pris dans la « fosse de garde », qui protège le chenal, devant l’embouchure. Ce sable ne vient pas de l’Adour… mais des plages ! d'où il est amené par un courant sud-nord. Il est donc propre. Pour nous en assurer nous entamons dans les semaines qui viennent une série de prélèvements à fin d’analyse. Le clapage devant les plages ne sera repris qu’une fois que nous aurons toutes les assurances sur la qualité des sédiments rejetés.

En un mot on va rétablir un cycle qui consiste à ramener sur les plages le sable que le courant emporte.


Cela va couter cher !

Non. Car le dragage de la fosse de garde doit se faire de toute façon pour préserver le chenal d’accès au port de Bayonne pour les bateaux à fort tirant d’eau. Simplement au lieu de le rejeter au large on le fera près des cotes. Le surcoût est faible.


Et les falaises ?

Pour lutter contre les effondrements nous avons fait faire des études par ANTEA, un bureauDSC01034.JPG spécialisé qui travaille sur tout le littoral basque. Nous allons engager des travaux de confortement des secteurs les plus fragiles dès cette année.

Parallèlement nous allons  améliorer les espaces publics dans cette zone des falaises, aujourd’hui peu valorisée. En particulier autour du village de vacances de la Chambre d'Amour et, au-dessus de celui-ci, sur l'esplanade Yves Brunaud qui marque l'entrée d'Anglet en venant de Biarritz.

 

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  • : Jean-Pierre Voisin, adjoint au maire d'Anglet de 2008 à 2014 en charge de l'urbanisme, livre ici son point de vue sur les dossiers locaux et dialogue avec les angloys. Ses propos n'engagent que lui-même.
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