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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 23:07

bassin de retentiondernière nouvelle.

On me rapporte que certaines personnes affirment que nous n'allons pas réaliser la plaine inondable promise et indispensable sur le site du Maharin. C'est naturellement faux. J'ignore où elles ont été chercher cette "information" qui ressemble à de l'intox. Les mêmes, qui affirment être apolitiques, font circuler une pétition en pleine campagne électorale. Je ne l'ai pas lu. Mais je crains qu'elle ne soit du même tonneau que l'information ci-dessus. 

Alors je rappelle que nous prévoyons une plaine inondable d'une capacité de 2000 m3 augmenter du volume nécessaire pour traiter les aménagements sur la plaine elle-même. On sera sans doute au total autour de 4000 m3. Par ailleurs nous travaillons sur des bassins de rétention paysagers qui seront crées en amont, à Latxague, et d'une capacité totale de 8900 m3. Nous réaliserons donc ce que nos prédécesseurs promettaient depuis plus de vingt ans. Les travaux hydrauliques précèderont les aménagements et la construction de l'écoquartier. C'est ce que nous disons depuis le début, mais certains visiblement ne veulent pas entendre.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 21:22

Avec l'approche des élections cantonales la question du devenir de l'écoquartier revient dans l'actualité. On trouvera ici quelques éléments d'information pour nourrir le débat.

 

- Vous voulez construire sur un des poumons verts d'Anglet, qu'il faudrait préserver. Pourquoi?

 

commentaireLe site du Maharin n'est pas un lieu agréable, ouvert à la promenade, mais une friche naturelle, non entretenue depuis plus de vingt ans, aujourd'hui inaccessible car envahie par les ronces et les taillis. Autrefois prairies drainées par des fossés, elle est aujourd'hui marécageuse en plusieurs endroits car les fossés non entrenus ne

remplissent plus leur fonction. Plaine inondable depuis toujours, elle a été remblayée par la communauté d'agglomération qui dans les années 80 voulait y installer un stade d'athlétisme.Ces remblais lui interdisent désormais de remplir sa fonction régulatrice en cas de crue.

 

argi zabalNos prédécesseurs avait placé le secteur en zone constructible. Ils avaient d'ailleurs commencé son aménagement en autorisant la construction de la résidence Argi Zabal, sur le lit même du ruisseau. Le PLU de 2004 qu'ils avaient voulu et voté autorise la construction de 600 logements environ sur l'espace aujourd'hui disponible. Nous nous étions opposé en 2004 à ce réglement du PLU pour le secteur, en vain. (voir mon article "nous avons de la suite dans les idées" sur ce blog)

La plaine du Maharin n'est pas un poumon vert à préserver mais une friche naturelle qu'il faut restaurer pour la rendre aux angloys et lui redonner sa fonction initiale de régulation des crues.

 

- Vous voulez construire un quartier de 300 logements, c'est trop! 150 logements suffiraient.

 

Pourquoi voulons-nous construire  environ 300 logements ? Parce que c'est le bon chiffre pour ce site et parce qu'avec cette jauge l'opération est équilibrée.

 

Commençons par le dernier point. Si nous choisissions de ne construire que 150 logements sociaux, comme le demandent certains, l'aménagement du Maharin couterait au moins trois millions d'euros aux angloys. Très cher ! trop cher même. Donc infaisable aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas eu jusqu'ici d'aménagement public sur le site et que nos prédécesseurs se préparaient à céder les terrains à des promoteurs privés, comme ils avaient commencés à le faire avec Argi Zabal. 

Mais c'est aussi -et surtout- le bon chiffre pour ce site. Il faut construire à Anglet, et lorsque nous choisissons de consacrer un terrain à la construction, il faut l'utiliser au mieux. Parce que les terrains constructibles sont rares. Et parce qu'il faut préserver des espaces naturels, partout dans la ville. Si nous densifions raisonnablement sur les terrains urbanisables nous économisons d'autres terrains qui peuvent rester naturels.

Il faut donc accepter une certaine densité. Ici, 300 logements sur 8,5 hectares, cela représente un ratio de 35 logements à l'hectare environ. Est-ce trop? Certes, la moitié des terres seront inconstructibles car réservées au ruisseau et aux espaces verts. Mais les nouveaux habitants disposeront bien d'un parc de plus de 8 hectares, comme le montrent les images du projet retenu, celui du Bayonnais Thibaut Babled.  (voir ci-dessous)

janvier-2011-054-copie-1.jpg  A titre de comparaison: le nouveau quartier ERDIAN, sur le site de Baby-relax le long du boulevard du BAB regroupe 504 logements sur 4,5 hectares ( photo ci-contre). La densité est donc de l'ordre de 110 logements à l'hectare. Avec une densité trois fois moindre, l'écoquartier du Maharin est un bon compromis entre la nécessité de construire pour nos enfants et l'exigence de préserver la nature au coeur même de la ville.Maharin Babled 2

Maharin Babled-copie-1

 

 

- Fallait-il construire des logements sociaux dans un quartier déjà "largement pourvu"?

Je conteste la formulation de cette question. Que veut dire "largement pourvu"? Cela veut-il dire que le logement social est une charge pour un quartier, charge qu'il convient de limiter au maximum? Je pense au contraire que c'est une chance pour ce quartier et pour la ville. Si nous ne construisons pas de logements sociaux , les classes populaires et moyennes  seront exclues de la ville. Vous, ami lecteur, pouvez-vous payer un loyer de 12 euro/m2 habitable soit près de 800 euros par mois pour un F3 ? (12 euros/m2: prix moyen des locations sur Anglet en 2010) Pouvez-vous acheter un logement à 4000 euros/m2 soit 250 000 euros pour ce même F3. Si oui, sachez que vous êtes un privilégié dans une ville ou de nombreuses familles ont des revenus inférieurs à 1500 euros par mois. Sinon, les logements dit sociaux sont pour vous, ou pour vos enfants. Les logements sociaux permettront aux familles de rester à Anglet au lieu de se replier en première ou en deuxième couronne. En 10 ans, la population d'Anglet à augmenter d'environ 5000 personnes. Dans le même temps nous avons perdu 20% de nos effectifs scolaires soit 500 enfants. Peut-on laisser les choses aller ainsi?

Le quartier Camiade-Montbrun, qui entoure le futur quartier est-il "largement pourvu" en logements sociaux? J'affirme que non, et que ce quartier dans sa diversité sociale - plutôt populaire à l'origine, plus "classe moyenne" aujourd'hui - est un des plus agréable à vivre d'Anglet. Je le sais pour y habiter depuis 33 ans. Avec 40% de logements sociaux dans le futur quartier nous maintenons cette diversité sociale facteur indispensable du bien-vivre ensemble.

 

- Avec trois cents logements vous allez faire venir 600 voitures! La circulation déjà difficile sera encore plus encombrée, et dangereuses, dans les rues environnantes. 

Une petite mise au point en préalable: 300 logements cela fera 390 voitures environ, pas 600. Car à Anglet le taux de motorisation est de 1,3 véhicule par ménage. On me dit que ce n'est pas possible, que les chiffres sont biaisés, que toutes les familles ont deux voire trois voitures. Je précise donc qu'à Anglet, 40% des foyers sont des personnes seules, 10% sont des familles monoparentales... Cela veut dire que dans une famille angloye sur deux il n'y a qu'un adulte... donc à priori une seule voiture ... s'il y en a une.

Mais le problème demeure: 390 voitures de plus, ce n'est pas rien. Que faire?

Il y a deux solutions;

Première solution: ne plus construire sur Anglet, tant pis pour les jeunes, les familles, nous vieillirons tranquillement entre nous. A notre mort, des moins vieux, suffisamment riches pour racheter notre bien, viendront nous remplacer. Il y aura de moins en moins d'enfants dans nos écoles, mais toujours autant de voitures dans nos rues puisque tous les "banlieusards" qui viendront travailler dans nos commerces, nos ateliers, ou nos maisons de retraites, n'auront pas d'autres moyens pour venir de leurs lointains domiciles; (mais c'est nous qui paierons la voirie pour leurs bagnoles, avec nos impots, eux ils les paieront ailleurs!) Absurde bien sûr.

Deuxième solution: On construit et on construit pour tous, avec une part de logements sociaux. Comme cela se traduit par un afflux de voitures il faut préparer une révolution inévitable: la mise en place de solutions alternatives à l'automobiles. transports en commun, co-voiturage, auto-partage, vélos, marche...L'agglomération et la ville s'y emploient et mettent des moyens importants dans cette politique. Les élus d'Anglet pèsent de tout leur poids dans ce dossier capital pour la qualité de vie dans les années à venir.

Dans l'écoquartier, bien desservi par les transports en commun, nous favoriserons les déplacements doux. Il n'y aura pas de voirie traversante et les voitures seront maintenues en périphérie. Nous demandons à son l'architecte de multiplier les points de sortie vers la voirie existante pour limiter au maximum les flux sur chacun d'eux. Nous étudions des aménagements pour sécuriser les rues adjacentes, en particulier pour les piétons et les cyclistes. Car on ne peut penser la ville sans  penser dans le même temps les déplacements quotidiens des citadins. Si chacun, à terme, utilise moins sa voiture, alors nous pourrons circuler mieux, même si nous sommes un peu plus nombreux. Cela sera vrai au Maharin, cela est vrai aussi partout dans l'agglomération.

 

En quoi le quartier du Maharin sera-t-il un écoquartier?

Il s'inspire des principes du développement durable, développé à Anglet dans le cadre de l'Agenda 21.

Le quartier du Maharin prend en compte les trois volets du développement durable: l'écologique, le social et l'économique.

--> Le volet écologique tout d'abord.

Je l'ai dit au début de cette article: l'écoquartier va restaurer les espaces naturels en place, aujourd'hui déqualifiés et inaccessibles aux riverains. Les travaux se feront dans le respect de l'existant qui a été soigneusement relevé pendant toute une année par un bureau d'étude spécialisé, "Rivière-environnement". Nous connaissons les caractéristiques de la faune et de la flore existante, nous en tiendront compte dans l'aménagement en respectant les préconisations précises du bureau d'étude.

Sur le plan hydraulique les travaux d'aménagement de la plaine inondable, les premiers qui seront réalisés sur le site car il y a urgence, rendront au vallon sa mission ancienne de régulation des crues. Dans le même temps des travaux hydrauliqyes importants, en amont, viendront réguler le débit du Maharin. Une série de bassin de rétention paysagers seront réalisés à Latxague, sur des terrains appartenant aujourd'hui à la congrégation du Refuge.C'est l'ensemble du cours du ruisseau qui est ainsi traité.

Les bâtiments réalisés seront au moins BBC (basse consommation) voire pour certains à énergie positive, c'est à dire qu'il produiront plus d'énergie qu'ils n'en consommeront. La gestion de l'eau, économe et respectueuse de l'environnement, celle des déchets, seront exemplaires. Les matériaux de construction seront issus de filières éco-responsables...

J'ai déjà évoqué la gestion des déplacements, pour lesquels les moyens "doux" et alternatifs à l'automobile seront favorisés. 

--> Le volet social ensuite, avec une vraie mixité sociale: 40% de logements locatifs sociaux, 20% d'accession sociale, 40% de marché dit "libre". Avec un équipement de quartier de 400 m2 environs dédiés aux associations ou à des activités économiques à caractère social. (Nous sommes à l'écoute des porteurs de projets dans ce domaine).

--> Le volet économique enfin: Nous avons renoncé à implanter des commerces dans le nouveau quartier lui-même car nous avons refusé qu'une voirie ne le traverse: sans circulation de transit un commerce ne pourrait y vivre aujourd'hui .Mais dans l'écoquartier nous installons l'établissement d'accueil pour personnes agées dépendantes (EHPAD) et l'accueil de jour pour malades d'Alzheimer. C'est une soixantaine d'emplois qui vont y être crées. A proximité immédiate sont implantées des entreprises importantes: Dassault, Telerad, le SDIS, etc...

L'écoquartier, parfaitement intégré dans le tissu existant,  vient conforter le réseau économique qui l'environne.

 

Dernière question: Ce nouveau quartier ne va-til pas dévalorisé le quartier qui l'entoure?

C'est le contraire qui va se produire. On va remplacer une friche abandonnée depuis trente ans, par un nouveau quartier innovant, respectueux de l'environnement et ouvert à tous. Les riverains y trouveront un lieu de promenade agréable, les maisons environnantes qui sont régulièrement inondées devraient ne plus l'être, les commerces de proximité auront de nouveaux clients,  les écoles dont certaines classes étaient menacées de fermeture accueilleront de nouveaux élèves et la voirie qui borde le futur quartier sera améliorée au bénéfice de tous. Je vois surtout des avantages pour les riverains à la construction de ce nouveau quartier. 

 

dernière nouvelle.

On me rapporte que certaines personnes affirment que nous n'allons pas réaliser la plaine inondable promise et indispensable sur le site du Maharin. C'est naturellement faux. J'ignore où elles ont été chercher cette "information" qui ressemble à de l'intox. Les mêmes, qui affirment être apolitiques, font circuler une pétition en pleine campagne électorale. Je ne l'ai pas lu. Mais je crains qu'elle ne soit du même tonneau que l'information ci-dessus. 

Alors je rappelle que nous prévoyons une plaine inondable d'une capacité de 2000 m3 augmenter du volume nécessaire pour traiter les aménagements sur la plaine elle-même. On sera sans doute au total autour de 4000 m3. Par ailleurs nous travaillons sur des bassins de rétention paysagers qui seront crées en amont, à Latxague, et d'une capacité totale de 8900 m3. Nous réaliserons donc ce que nos prédécesseurs promettaient depuis plus de vingt ans. Les travaux hydrauliques précèderont les aménagements et la construction de l'écoquartier. C'est ce que nous disons depuis le début, mais certains visiblement ne veulent pas entendre.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 21:20

Les élus de l'opposition  prétendent que la majorité municipale serait, sur le futur écoquartier du Maharin, en contradiction avec ses écrits de 2004.

Pour que chacun puisse en juger voici ce que les élus de gauche, à l'époque dans l'opposition, écrivaient le 6 avril 2004, lors de l'enquête publique concernant la révision du PLU:

 

« L’histoire d’Anglet est intimement liée à ce ruisseau [le Maharin] depuis le moyen-âge. Des barques remontaient son cours du port de Hausquette sur l’Adour jusqu’au port de Gala où elles étaient déchargées pour que leurs marchandises soient acheminées vers Biarritz ou Brindos (voir histoire d’Anglet par M. Goyhenetche). Sur une partie de son cours le ruisseau coule dans un vallon humide préservé de toute construction. Ce secteur est placé en zone IAU (1) donc urbanisable à cours terme. Comme nous l’avons déjà écrit nous demandons que le ruisseau et ses abords soient placés en zone Ncu et que le reste soit placé en IIAU, laissant ainsi du temps à la collectivité pour conduire une réflexion approfondie sur le devenir de ce quartier. Un cheminement piétonnier devrait pouvoir être aménagé de la rue de Bahinos jusqu’à l’Adour… ».

 

Si nous demandions le classement en zone naturelle du cours du ruisseau et de ses abords, c'était pour éviter qu'on ne construise sur son lit. Comme cela a été fait malheureusement dans la plaine du Maharin, avec la résidence Argi zabal, livrée en 2005, implantée sur le cours du ruisseau lui-même, qu'il a fallu buser (voir photo en fin d'article). On connait les conséquences catastrophiques engendrées par cette construction, avec une aggravation des inondations, dont les nouveaux résidents furent d'ailleurs les premières victimes.

 

DSC03084.JPGAvec l'écoquartier du Maharin, nous allons préserver 4 hectares d'espace naturel, en réalisant de surcroit une plaine inondable. Le site va retrouver sa fonction de régulation des crues fonction qu'il avait perdu car il avait été remblayé par les municipalités précedantes, dans les années 80 et 90. Nous sommes donc cohérent avec notre demande de 2004 de "placer le ruisseau et ses abords en zone Ncu", c'est à dire naturelle.

 

le ruisseau et les remblais, fait par la CABAB autour des années 90.

 

Nous demandions que le reste soit classé en zone II AU, "laissant ainsi du temps à la collectivité pour conduire une réflexion approfondie sur le devenir de ce quartier".

Depuis deux ans nous conduisons ces études approfondies, géologiques, hydrologiques et environnementales. On peut d'ailleurs les consulter sur le site internet de la ville, accessible à tous. Ces études se poursuivent avec le "marché de définition" en cours, associant trois équipes d'urbanistes à la réflexion sur le devenir de ce quartier, en lien avec une concertation des angloys qui a nécessité cinq réunions publiques. Nous sommes en parfaite continuité avec nos propositions d'il y a six ans.

 

 

Merci à ceux qui ont exhumé ce texte de 2004: ils nous donnent l'occasion de montrer aux angloys deux choses:

Premièrement, que nous sommes fidèles à nos idées.

Deuxièmement , que nos propositions de l'époque n'étaient pas démagogiques mais réalistes. Nous faisions sérieusement notre métier d'opposants avec des propositions constructives.

 

 

 

(1): Zone I AU: zone qui pourra être urbanisée à court terme.

     Zone Ncu: c'est une zone naturelle, donc inconstructible.

     zone II AU: zone à urbaniser à long terme, après que des travaux d'équipement aient été réalisés.

 

  

DSC03088.JPG

Résidence Argi zabal vue depuis la plaine du Maharin. Il est désormais impossible d'aménager une promenade piétonne publique en continuité, de l'Adour au domaine du Refuge, comme nous le souhaitions en 2004. Dommage!

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 23:39

On lira ci-dessous mon propos introductif à la réunion de concertation du 15 février, relatif aux relations entre le quartier du Maharin et les autres quartiers d'Anglet.

 Cette quatrième réunion de concertation sur l’aménagement du Maharin s’intéressera à l’articulation entre le Maharin et la ville. Deux aspects plus précis, que sont les déplacements et les équipements publics, seront ici évoqués.

Concernant les déplacements, la question première a trait à la place de la voiture. Certains chiffres reflètent son rôle sur Anglet.
Sur la ville, le nombre de voitures par ménage est de 1,3 en moyenne, ce qui signifie que pour 100 ménages, il y a 130 voitures. Cela met en évidence la relation existante entre le nombre de logements et le nombre de voitures.
Dans le PLU (Plan local d’urbanisme), il est prévu pour les petits appartements, c'est-à-dire les T1 et les T2, une place de parking par logement et pour les grands appartements, c'est-à-dire T3 et au-delà, une place et demi. Pour le logement social, le règlement prévoit, une place par logement.
87% des déplacements sur Anglet se font en voiture, ce qui ne doit pas être loin du record national pour une ville de 40 000 habitants. Cela s’explique entre autre par la très grande dispersion de la ville, son étalement. La question visant à restreindre l’utilisation de la voiture individuelle au profit d’autres modes de déplacement se pose immédiatement. Il faudrait réussir à inciter les Angloys à se déplacer  à pied, à utiliser d’avantage les transports collectifs, le vélo ou d’autres modes de transports alternatifs.
D’ores et déjà, nous avançons deux propositions que nous soumettons au débat:
 L’une vise à ce qu’il n’y ait pas de voie traversante automobile sur le Maharin afin d’éviter les circulations de transit au niveau du site et des quartiers environnants.  L’autre vise à donner la priorité aux liaisons douces, c'est-à-dire piétonnes ou cyclables.

Sur Anglet, une des priorités vise en premier lieu à sécuriser les parcours piétonniers. Une Angloye me faisait part hier encore de l’impossibilité d’aller de son domicile à un commerce relativement proche, du fait de la dangerosité de la route, qui ne possède pas de trottoir. Cette réalité est très fréquente sur la ville. Celle-ci est en partie due à son histoire. Anglet, ancienne bourgade maraichère, s’est développée avec des lotissements reliés par d’anciennes voies rurales avec des fossés, sans trottoir. Il faut donc développer les cheminements piétonniers sécurisés, soit le long des routes, soit en utilisant des espaces naturels en dehors des routes.

Un deuxième aspect important tend à favoriser l’utilisation du vélo. Sur Anglet, la municipalité suit une politique ancienne en la matière. Dès l’été dernier, des vélos gratuits ont été mis à la disposition des Angloys, comme cela se faisait déjà à Bayonne. Cela a très bien fonctionné, 5 000 prêts sur moins de deux mois, sachant qu’il n’y avait que 120 vélos. Cette expérience modeste, qui a eu un réel impact sera développée dans les années à venir. Le vélo, outil ludique notamment pour accéder aux plages, est intéressant. A côté de cette action, la municipalité poursuit une politique de création de pistes cyclables, en particulier pour relier les quartiers entre eux. La plupart des pistes actuelles ont une vocation ludique : rejoindre les plages, se promener dans le Pignada…Les pistes envisagées actuellement visent à développer un usage quotidien du vélo. Une d’elles, partant de la mairie permettra de connecter tous les réseaux qui se trouvent après les 5 cantons. Elle reliera deux quartiers importants d’Anglet : le quartier Saint Jean et le quartier des 5 cantons.

Les transports en commun constituent un autre aspect important de la politique municipale et intercommunale actuellement menée.
Une navette des plages, appelée "navette océane" a été mise en place l’été dernier. Son utilisation a été remarquable. En effet, il y a eu jusqu’à plus de 1 000 passages quotidiens, . Cela correspond à autant de personnes qui n’ont pas pris leur véhicule pour se rendre aux plages. Cette navette des plages constituent un réel succès qui sera reconduit l’année prochaine.
La communauté d’agglomération et le syndicat mixte des transports en commun vont sans doute, à l'occasion du renouvellement de la concession en cours, changer de prestataire au profit de Veolia. Cela va avoir des conséquences importantes. En effet, dans le cadre de la négociation, Veolia s’est engagée, sans augmentation de participation financière pour la collectivité, à offrir 40% de kilomètres parcourus par les bus chaque année en plus. Cela signifie que le réseau  sera densifié à prix constant. Des lignes de bus en site propre seront aménagées, ce qui devrait améliorer très sensiblement la desserte d’un certain nombre de quartiers, en particulier du centre d’Anglet. Une expérimentation est déjà en fonction sur la Nationale 10 depuis quelques mois.
L’agglomération et la ville réfléchissent aussi sur des alternatives à la voiture individuelle, en particulier sur le covoiturage et l’autopartage. Ce dernier consiste à mettre à disposition des usagers des voitures pour quelques heures. Cela fonctionne déjà bien dans certaines villes. Compte tenu de la desserte partielle des quartiers par les bus et de l’étendue de la ville, l’autopartage pourrait être une solution intéressante.

Le Maharin s’inscrit dans cette démarche.On ne peut penser le quartier sans s'intéresser à la façon dont ses habitants vont se déplacer.

 Mais il est évident que la ville ne changera pas en 6 mois, ni même en deux ans. Toutes ces orientations supposent du temps pour se mettre en place. Cela se fera progressivement. Ainsi, il est prévu 6 ans pour l’aménagement des sites propres pour les bus.

Concernant les équipements publics, la construction d’un EHPAD (établissement d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes) déjà prévue par l’ancienne municipalité sur le site du Maharin se fera. La réalisation de l’EcoQuartier permettra à cet établissement de ne pas être isolé.
A côté de l’EHPAD, allée de Baribelli, un accueil de jour pour malades d’Alzheimer sera installé. En effet, de très nombreux malades restent à la charge de leur famille, ce qui est très lourd. Cet établissement accueillera les malades pendant la journée pour soulager un peu les familles. Cet équipement représente un complément intéressant à l’EHPAD.
 Le dernier équipement public déjà arrêté est « l’espace vert » du futur quartier. Il s’agira d’une zone verte aménagée ouverte aux résidents, mais aussi à l’ensemble des habitants des quartiers environnants.

D’autres équipements sont surement nécessaires. Mais il faut prendre garde aux doublons. En effet, il existe déjà autour du quartier, l’école maternelle de Camiade. Celle-ci est d’ailleurs menacée de fermeture si les effectifs n’augmentent pas. L’arrivée de l’EcoQuartier permettrait sans doute de pérenniser cette école. Sur le secteur de Montbrun, nombre de commerces existent déjà : le Spar, les coiffeurs, les boulangeries, le fleuriste, le buraliste, le bar Fine…Ces commerces existent et vivent bien. Il faudra en tenir compte pour l’aménagement du Maharin. Les Cigales se situent aussi à proximité. Cette association dispose de salle de réunion, de tennis, d'un mur à gauche…Cet équipement ouvert au « public », même s’il est privé, est très important pour le quartier. La crèche de la Croix rouge, complétée par des crèches familiales comme sur l’ensemble du territoire d’Anglet, est aussi à proximité.
 Il faut donc chercher pour l’EcoQuartier les complémentarités possibles. Il est important que ce quartier soit vraiment un lieu de vie. Il faut une vie chez soi, mais il faut aussi favoriser le développement d’une vie sociale, d’une vie de quartier. La municipalité est d’ailleurs très attentive à d’éventuel porteur de projet (associatif, culturel, à vocation social…) qui souhaiteraient s’installer au sein de l’EcoQuartier.

L’EcoQuartier est une chance pour ses futurs habitants. Mais il doit aussi en être une pour les riverains, l’EcoQuartier devrait en effet valoriser les quartiers environnants (et l'ensemble de la ville) en leur offrant de nouveaux services . L’EcoQuartier doit servir à réconcilier la ville et la nature.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 22:18
Une association de riverains conteste dans la presse locale les résultats de la concertation en cours pour le futur écoquartier du Maharin. Je ne répondrai pas: toutes les réponses aux questions posées ont été données au cours des cinq réunions qui se sont déjà tenues. 
Je renvoie simplement au site de la ville d'Anglet:
www.anglet.fr, ou chacun pourra lire les comptes-rendus augmentés de documents techniques dressant le diagnostic du terrain.  (A l'heure ou j'écris ces lignes les minutes des réunions du 15 et du 16 février n'y figurent pas encore: elles seront rapidement mises en ligne).
La concertation va se poursuivre au fur et à mesure de l'avancement du dossier, elle n'est pas terminée, elle ne fait que commencer. "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" disait ce bon De la Lafontaine. Il en faudra aux angloys qui voudront nous accompagner dans la mise en oeuvre de ce projet, une affaire de plusieurs années...
DSC03081

 

Le Maharin, une friche naturelle à restaurer.
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:47

 On lira ci-dessous mon intervention introduisant la réunion de synthèse de la première phase de la concertation pour l'écoquartier du Maharin, le 16 février 2010.


Ensemble depuis quatre réunions nous réfléchissons au devenir du Maharin. Avant que M. RAYSSAC, pour l’Agence RESPUBLICA ne restitue les conclusions de cette première phase de la concertation je voudrais ici très simplement et très rapidement rappeler la double nécessité qui justifie le projet du Maharin.

 

La première nécessité c’est celle du logement pour tous.

 

Nous avons rappelé au fil des réunions les chiffres qui montrent l’urgence de construire des logements à Anglet. Et des logements pour tous. Je n’y reviens pas. M. le Maire les a rappelés lors de la dernière séance du conseil municipal.
Nous avons un devoir de solidarité vis-àvis des jeunes ... et moins jeunes, qui voudraient se loger à Anglet et qui en sont chassés par les prix excessifs de l'immobilier.

 

La deuxième nécessité est celle d’aménager la plaine du Maharin.

 

Le site est à l’abandon depuis que la collectivité a acquis les terrains.

Il fallait l’aménager pour traiter les problèmes hydrauliques, il fallait aussi restaurer un milieu naturel, autrefois entretenu, qui retournait à l’état de friche, et dont le biotope s’appauvrissait.

 

Nous avons vu que ces deux objectifs pouvait se marier.

Que le Maharin constituait une opportunité extraordinaire pour réconcilier la ville et la nature.

 

 Trop longtemps on a opposé la ville et la nature, souvent à juste titre.

 

La ville, dans son expansion continue, avalait la campagne environnante et détruisait des équilibres séculaires. Les effets négatifs de cet étalement urbain, nous les connaissons bien à Anglet. Disparition des paysages maraichers, espèces animales sauvages menacées (faut-il parler ici du crapaud accoucheur ?) imperméabilisation excessive des sols qui provoque des inondations à répétition, pollution de l’air et de l’eau…

A une échelle plus large, celle de la France, ces effets négatifs déstabilisent aussi les activités agricoles. Pourra-t-on continuer longtemps à perdre dans notre pays, tous les dix ans, l’équivalent d’un département de terres cultivées ?


Il faut donc réconcilier la ville et la campagne, la ville et la nature
. Comment ?


En limitant l’étalement urbain, tout d’abord.
Nous en avons déjà parlé. Cela veut dire par exemple, qu’il faut remplir les « dents creuses » en zone urbaine, avant de continuer à étaler la ville. Concrètement, à l’échelle d’Anglet il faut construire un écoquartier au Maharin, en cœur de ville, avant de le faire à Sutar, encore largement agricole, et mal équipé en réseaux divers (route, transport en commun, assainissement). Cela veut dire aussi que nous devrons accepter une densité raisonnable sur tous les nouveaux quartiers que nous construirons sur Anglet. J’entends par raisonnable une densité qui respecte l’environnement naturel et bâti et permet une vie quotidienne harmonieuse.


En laissant la nature vivre au milieu de la ville, ensuite.
  Avec des trames vertes et bleues, des corridors écologiques, des espaces verts diversement aménagés pour préserver la diversité biologique. C’est ce que vous nous avez  dit souhaiter pour le Maharin, lors de la réunion de décembre, et c’est la commande que nous ferons aux urbanistes qui vont travailler sur le projet. Sur les 8,5 hectares disponibles après la construction de l’EHPAD, une part importante sera naturelle, donc non bâtie.

 

Construire des logements pour tous

Traiter les problèmes hydrauliques et environnementaux,

Montrer qu’on peut réconcilier la ville et la nature, voilà le défi du Maharin.

 

Pour le relever nous avons fait le choix de la démocratie participative, le choix  de la confiance dans la capacité des angloys de se saisir de leur avenir. Les élus que nous sommes ont choisi d’éclairer leurs choix par une concertation très en amont, avant même que le programme du projet ne soit établi. Par votre participation active vous prouvez que cela est possible. Nous vous en remercions.

(je mettrai en ligne dès que possible mon introduction à la réunion du 15 février consacrée à la mobilité, aux liens de l'écoquartier avec les quartiers environnants et aux équipements publics).

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 10:28

L'écoquartier se veut à la fois un quartier innovant et un quartier ordinaire. Innovant par la méthode participative qui conduit à son élaboration, par les à priori écologiques, par la volonté de mixité sociale et générationnelle. Ordinaire parce qu'il veut être insérer dans le tissu urbain, reproductible, accessible à tous.
Mais l'écoquartier peut être aussi un lieu d'expérimentation sociale. Des associations, des groupes de particuliers porteurs d'un projet solidaire peuvent peut-être contribuer à l'émergence d'une nouvelle façon de vivre ensemble. Le Maharin, projet de taille modeste ne pourra pas voir se multiplier les initiatives et il faudra peut-être choisir. Mais il serait dommage de ne pas profiter d'une opportunité d'innover.
La municipalité ne portera pas elle-même un projet de ce type. Ce n'est pas son rôle. Mais elle accueillera avec intérêt toutes les propositions, pourvues qu'elles aient déjà été travaillées et qu'elle soient portées par un collectif, dans un esprit de solidarité compatible avec la notion même d'écoquartier.

Pour en savoir plus sur l'écoquartier, on se reportera aux autres articles de ce blog, mais aussi on pourra consulter le site de la ville d'ANGLET,
www.anglet.fr

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 16:56

On trouvera ci-dessous mon intervention qui introduisait la réunion de concertation sur les formes urbaines et l’habitat du futur écoquartier du Maharin.

 

1- La démarche de concertation

 

Pourquoi sommes-nous ici ce soir ?

 

Pour réfléchir ensemble sur le futur écoquartier du Maharin.

Actuellement 3 équipes d’urbanistes travaillent à la programmation du futur quartier : Que va-t-on y mettre ? Et comment ? Voilà la question qui leur est posée.

Parallèlement à ce travail les angloys sont amenés à réfléchir à ce même programme

 

à La réunion d’aujourd’hui s’inscrit dans cette démarche. Nous nous interrogeons ensemble sur le logement au cœur de ce futur écoquartier, écoquartier « virtuel »  a récemment dit un élu de Bayonne. Ce n’est pas faux puisque nous travaillons très en amont à définir son contenu, « virtuel » étant selon le  Petit Robert ce « qui a en soi toutes les conditions essentielles à sa réalisation ». Ce soir nous y travaillons.

 

Ce qu’on attend de cette réunion : Que vous vous exprimiez pour dire

à Ce que vous souhaitez comme type de logements près de chez vous.

à Ce que vous souhaiteriez si vous étiez de futurs habitants de l’écoquartier.

 

Pour nous aider dans cette réflexion des techniciens, ici présents ce soir, vont nous donner des éléments de réflexion, car c’est un sujet difficile.

 

Lorsque cette première étape de la concertation sera terminée, on transmettra les conclusions aux équipes d’urbanistes.

Ceux-ci participent aux diverses réunions, ils entendent ce qui est dit. Ils lisent les comptes rendus sur le site de la ville : Ils ont donc un retour de vos aspirations et de vos propositions.

 

En mars : les élus fixeront alors – parce que c’est de leur responsabilité – le programme du projet, en prenant en compte les résultats de la concertation et les réflexions des urbanistes. Ceux-ci auront alors trois mois pour travailler sur des esquisses qui seront donc remises au début de l’été.

 

La démarche de concertation ne s'arrêtera pas à la fin de l'étape actuelle mais se poursuivra tout au long du projet selon des modalités qui seront définies au fur et à mesure de son avancement.

 

 

 

2-  Pourquoi des logements sur le Maharin

 

*  Parce que la demande de logements est forte sur Anglet. Il faut donc construire.

 

Beaucoup de familles, même relativement aisées, sont obligées de partir en 1ère ou 2ème couronne.

 

Rappelons qu’en 10 ans Anglet a perdu 500 élèves soit 20% de ses effectifs, alors que sa population augmente et que le nombre des "moins de 15 ans" est stable sur le Pays basque.

 

*Pourquoi du logement social.

 

Donnons deux chiffres tirés du Plan Local de l’Habitat de la CABAB en cours de validation :

 

à 94 % des logements construit ces dernières années ne sont accessibles qu’à 20 % de la population. M. le Président de la CABAB a rappelé ce chiffre lors de ses vœux début janvier.

 

à 43 % des foyers fiscaux déclarent un revenu fiscal inférieur à 13150 €/an, soit l’équivalent d’un SMIC. Parmi eux des jeunes, des retraités, des veuves qui ne touchent qu’une petite pension de réversion, des femmes seules avec ou sans enfants, des couples aussi avec un seul petit salaire…

 

Il faut construire pour tous donc il faut faire du  logement social et de l’accession à la propriété.

 

Ce que nous ferons sur l’écoquartier :

-         40% locatif social

-         20 % accession sociale

-         40 % marché libre.

 

Ces chiffres sont à rapprocher

- du reste d’Anglet ,  ou nous imposons maintenant 30% de logements sociaux sur toutes les opérations immobilières de plus de 2000 m2.

- d’Arrousset, l’écoquartier de Bayonne, ou le marché libre représentera 44% du total.

 

Le développement durable ce n’est pas seulement l’environnement. C’est aussi le social et l’économique. Un quartier vit si la mixité sociale est préservée .

 

 

3- Les qualités de l’écoquartier :

 

Rappelons les qualités principales de l’écoquartier du Maharin :

à On va construire « écolo » : économie d’énergie, gestion de l’eau, des déchets, utilisation de matériaux biodégradables et sains (solvants…), aménagements des espaces publics…

à On veut une architecture

Économe de l’espace (il est rare),

Conviviale (pour ceux qui y habitent),

Belle (pour ceux qui la regardent)

à On va améliorer fortement les problèmes hydrauliques.

à On va restaurer un espace vert de plusieurs hectares, le long d’un ruisseau, le seul à Anglet dont les rives seront aménagées.

à On va favoriser les déplacements à pieds et en vélo.

 

L’écoquartier du Maharin va apporter une plus-value aux quartiers environnants.

 

*Combien de logements seront construits :

Les urbanistes nous le diront, quand ils auront réunis toutes les données. (Dont vos apports). Il faut trouver le juste équilibre.


*Combien de voiture :

Leur nombre est proportionnel au nombre de logement. A Anglet le taux de motorisation est de 1,3 véhicule/ménage.

 La circulation automobile est une vraie question.

Qu’on ne s’est pas posé  quand on a autorisé il y a 4 ans la construction de plus de 500 logements sur le site de Baby-relax. D’ores et déjà soulignons le lien entre urbanisation et mobilité. Il ne suffit pas de loger les gens. Il faut aussi se demander comment ils vont se déplacer dans leur quartier et dans la ville. Cette question essentielle n’a jamais été posée à Anglet, lors de l’urbanisation progressive de la ville. Nous, nous ne l’éluderons pas. Et nous nous interrogerons sur les contraintes liées à l’automobile et sur les alternatives à celle-ci.

 Nous travaillerons cette question dans la prochaine réunion, dans 15 jours.

 

Nous voulons Anglet pour tous, Anglet solidaire : il faut donc bâtir, et l’écoquartier est une opportunité.

Nous voulons Anglet ville verte, ville jardin : L’écoquartier sera un exemple pour la suite. Nous voulons montrer que la ville peut se réconcilier avec la nature. Avec l’écoquartier nous allons accueillir de nouveaux angloys, de nouveaux enfants pour notre école de Camiade. Nous allons embellir Montbrun.

Nous voulons réussir le Maharin parce que ce quartier sera le symbole de la ville que nous voulons bâtir … bâtir avec vous.

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 21:06

dimanche 10 janvier 2010

 

 


On lira ici mon intervention qui introduisait la réunion de concertation sur l'écoquartier du Maharin, le 18 janvier dernier, consacrée à l'hydraulique et à l'environnement. La prochaine réunion de concertation sera consacrer aux futurs logements qui seront construits sur ce site. Elle se déroulera à la maison pour tous, le 1er février à 18h30. Tous les angloys intéressés y sont invités.

 DSC03089


Avant de construire sur le site du Maharin, il faut s’interroger sur le site lui-même.

 

 à Situé en bordure d’un ruisseau au débit capricieux, ne risque-t-on pas de multiplier les problèmes hydrauliques ?

à Aujourd’hui friche naturelle à l’abandon, le terrain n’a-t-il pas un intérêt environnemental qu’il faut préserver ?

 

Je voudrai ici amorcer un début de réponse, réponse qui s’enrichira ce soir de l’apport de techniciens et de vos contributions, à vous qui êtes pour un certain nombre des riverains- comme moi-  connaissant bien les lieux.

 

 

Le Maharin est le dernier ruisseau d’Anglet qu’il coule à ciel ouvert sur la majeure partie de son parcours. Il draine les eaux du plateau du Refuge et des Cinq-Cantons, et s’écoule par Montbrun jusqu’à l’Adour.

 

 

Quelques repères historiques.

 

(Selon Manex Goyhenetche, Histoire d’Anglet, Elkar éditeur, nov. 2003.)

 

Un texte de 1307 fait référence pour la première fois au port de Hausquette, sur la rive gauche de l’Adour.

 

Hausquette était sans doute un port très intéressant car il pouvait traiter des marchandises qui venaient de l’intérieur des terres par l’Adour et la Nive, et des marchandises venant de loin par la mer.

 

De ce port, des barques remontaient le Maharin jusqu’au Port de Gala. M. Berthet, l’actuel directeur du service de la voirie d’Anglet, me disait récemment qu’on avait retrouvé il ya quelques années, à l’occasion de travaux, des poteaux en bois, vestiges de l’appontement de ce port. De la rive un chemin pavé de galets, (d’où le mot « gala ») permettait de remonter les marchandises vers le plateau, en direction de Biarritz et Berindos (Brindos).

 

On peut supposer que le ruisseau avait un profil, sans doute régulièrement entretenu, beaucoup plus important qu’aujourd’hui. Mais il faut imaginer qu’il coulait à l’époque, et jusqu’au port de Gala dans des barthes inondables, aujourd’hui largement remblayées.

 

Le Moulin de Hausquette, aujourd’hui propriété de M. Alarcon, servait à moudre le blé ET le maïs : il y avait donc en fait deux meules distinctes. Ce moulin a appartenu au XIXème siècle à M. Bernain (maire de 1870 à 1897), puis à son gendre M. Le Barillier (maire de 1897 à 1940).

 

Depuis des années, les barthes ont été remblayées. Il suffit de regarder la hauteur des berges du ruisseau en aval de la plaine du futur écoquartier pour mesure la hauteur de ces remblais, dont certains sont anciens.

Ce qui a été remblayé récemment, c'est-à-dire depuis 50 ans :  

à Fin des années 70 : le lotissement du Moulin de Hausquette.

à Courant des années 80, le lotissement du Val fleuri et le rehaussement des Cigales.

à 2003-2006 : les résidences Argi Zabal, sur le lit du ruisseau lui-même.

 

Il ne s’agit pas ici de désigner des coupables. Dans les années 70/80 nous n’avions pas le recul d’aujourd’hui. Nous sommes nombreux dans cette salle à habiter dans ce qui était le lit majeur du ruisseau, et qui pâtissons aujourd’hui du manque de lucidité de l’époque.

 

Je voudrais cependant citer un texte qui a maintenant vingt ans : c’est le compte rendu d’une réunion qui s’est déroulée en mairie en octobre 1989 :

« - Monsieur X, lotisseur du Maharin, a entrepris le curage du ruisseau longeant l’opération. Ce travail est jugé de nature à accroitre les risques d’inondation dans la situation actuelle.  Le riverain Y a exhaussé son terrain. Ces travaux ont eu pour effet de retenir les eaux dans les terrains riverains lors des dépassements du ruisseau. Le district BAB procède au remblaiement de ses terrains dans la partie basse de la Butte aux cailles, pour y réaliser un stade. Il est cependant précisé que le bassin de rétention prévu par le plan d’occupation des sols sera réalisé. ».  L’origine des inondations d’aujourd’hui, est clairement identifiée : les remblais. Mais on continue à remblayer pour faire un stade. Cependant il est précisé que pour compenser ce remblai on va faire un bassin de rétention.

Aujourd’hui les remblais sont là, pas le bassin.

 

Que faut-il faire maintenant :

Depuis 1985 les études hydrauliques se sont multipliées : je vous renvoie au diagnostic que nous avons mis en ligne sur le site de la mairie.

 

Pour traiter les crues trentenales (c'est-à-dire celles qui statistiquement peuvent survenir tous les trente ans en moyenne) il faut faire trois choses :

-         construire sur les terrains de la congrégation de Marie, à hauteur de Latxague, un bassin de rétention de 8000m3.

-         Construire sur le site du futur écoquartier un bassin de 2000m3

-         Refaire le ponceau de la rue des Acacias.

 

Pour le premier bassin, celui de Latxague, nous sommes en négociation avec la Congrégation. Il y a de part et d’autre la volonté d’aboutir. Nous espérons boucler cette transaction rapidement.

Pour le bassin de l’écoquartier et le ponceau de la rue des acacias : Les premiers travaux réalisés sur l’écoquartier seront consacrés à ces deux ouvrages. Car là est l'urgence.

Nous avons prévu les budgets pour la réalisation des trois chantiers.

 

Quelques mots sur la qualité environnementale du site et sur le paysage.

 

Il s’agit d’une friche. Autrefois cette zone étaient aménagée pour l’élevage. On y avait crée des pâturages en drainant les sols par des fossés, dont certains étaient bordés d’arbres. Sauf sur les rives, les terres sont aujourd’hui à l’abandon. Dès notre arrivée à la mairie nous avons lancé une étude environnementale qui a étudié la faune et la flore. Cette étude a durée une année, pendant la durée d’un cycle naturel complet. On peut lire le bilan de cette étude sur le site internet de la mairie.

Pour la faune, la présence avérée d’alytes accoucheurs va nous conduire à prendre des mesures pour préserver leur habitat et leurs zones de ponte.

Pour la flore, il semble qu’une zone boisée sur la rive gauche du ruisseau ait un certain intérêt.

 

L’ensemble des données environnementales et hydrauliques ont été transmises aux cabinets d’urbanistes qui réfléchissent sur le site. Ils prendront bien sûr en compte ces données. Ce qu’on sait aujourd’hui avec certitude : il y aura des zones dédiées à l’habitat. Il y aura aussi des surfaces importantes qui seront préservées, voire restaurées. Je pense par exemple à certains fossés plantés, aujourd’hui à l’abandon, qui pourraient retrouver leur fonction drainante des eaux de surface. L’écoquartier du Maharin sera vert. Très vert.

 

Car le paysage est magnifique. Aujourd’hui friche largement inaccessible, la plaine doit être restaurée pour remplir pleinement une double fonction :

- fonction de régulation des eaux du Maharin.

- fonction de trame verte, respectueuse de l’existant, ouverte aux angloys pour la promenade et les loisirs « nature ».

 

Les aménagements futurs, en particulier l’habitat, s’appuieront sur ces deux impératifs prioritaires. C’est aussi cela un écoquartier !

 

Notre volonté de bâtir Anglet pour tous est forte. Nous construirons donc des logements. Mais notre volonté de faire d’Anglet une ville verte est aussi forte.

Le Maharin sera le résultat et le symbole de cette double volonté.

Je vous remercie de votre attention.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 09:28
Faut-il opposer la ville et la nature? Protéger la nature est-ce nécessairement dire non à l'urbanisation? Les environnementaliste ont longtemps pensé que pour protéger la nature il fallait s'opposer à l'urbanisation.
Les écoquartier s'efforcent de dépasser cette contradiction. C'est ce qu'explique fort bien Taoufik Souami dans son livre "Ecoquartier, secrets de fabrication":

-  Plus encore qu'une accélération les écoquartiers apparaissent plutôt comme un acte de rupture avec des approches antécédentes, y compris avec des politiques environnementales ou de développement durable antérieures. Cette rupture s'avère parfois nécessaire car les politiques environnementales mises en place durant les années 1970 et 1980 visaient principalement la protection de la nature et des espaces naturels. Ces politiques étaient sous-tendues par l'idée que la ville et l'urbanisation étaient prédatrices pour les ressources naturelles. Autrement dit, elles étaient fondées sur une vision opposant la ville et l'environnement. Préserver le second signifiait limiter le premier. Les écoquartiers introduisent l'idée d'une urbanisation, d'ensembles urbains respectueux de l'environnement. Les réaliser suppose donc de dépasser cette vision que drainent les politiques environnementales passées pour entamer des stratégies convergentes. Par exemple, il a fallu dépasser les politiques du Sénat de Berlin qui portaient prioritairement sur les espaces naturels. A Hanovre, le service de l'environnement, et ses experts habituels ont été amenés à accepter l'idée qu'un nouveau quartier, construit sur des friches naturelles et des terres agricoles, pouvait être bénéfique globalement pour l'environnement.
...
Les projets d'écoquartier proposent une mutation culturelle majeure pour les sciences de l'environnement et les professions qu'elles alimentent. En effet, les sciences de l'environnement sont fondées sur une vision finie et biocyclique du monde. Elles étudient les écosystèmes dans leur complexité pour en comprendre les équilibres et les dysfonctionnement. Les professionnels issus de ces disciplines ont principalement travaillé sur les espaces non urbanisés ou sur les franges des espaces d'urbanisation.... Au cours du dernier siècle, leurs métiers se sont forgés autour du maintien de ces espaces pour préserver l'environnement direct de l'homme et l'intégrité même du domaine naturel. ... Dans cette vision centrée sur les écosystèmes, la ville est un objet extérieur souvent à l'origine de troubles de fonctionnement voire de problèmes. Pour les professionnels issus de ces disciplines, la ville est d'abord productrice de nuisances, de pollutions et de surconsommation des ressources.
En introduisant l'idée d"une compatibilité à trouver entre environnement et développement urbain, les quartiers durables font se rencontrer ces professionnels et les acteurs classiques de l'urbanisme. Ils les invitent à collaborer directement et non plus ponctuellement. Construire des quartiers durables consiste pour les professionnels de l'urbanisme à affirmer à leurs collègues environnementalistes que la production de la ville (sur elle-même et par son extension) est constitutive des équilibres entre l'environnement et le développement social et économique. Autrement dit il s'agit de rompre avec des conceptions "productivistes", voire "anti-urbaines", des politiques environnementales dont les racines historiques et disciplinaires sont profondément ancrées dans la culture de ceux qui définissent et conduisent ces politiques.

In  "Ecoquartiers, secrets de fabrication, analyse critique d'exemples européens", de Taoufik Souami, édition "Les carnets de l'info", 2009, Paris. (16€)
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  • : Le blog de Jean-Pierre Voisin
  • : Jean-Pierre Voisin, adjoint au maire d'Anglet de 2008 à 2014 en charge de l'urbanisme, livre ici son point de vue sur les dossiers locaux et dialogue avec les angloys. Ses propos n'engagent que lui-même.
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