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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 16:42
Le Maharin: débat autour d'une subvention.

"L'écoquartier du Maharin est mort, vive le parc du Maharin", voilà résumé le point de vue de l'actuelle municipalité d'Anglet.

Le Maharin "zone d'habitat" ?

Les conséquences financières de l'abandon de l'écoquartier sont connues. Son budget s'équilibrait - et il ne coûtait pas un centime au budget de la ville - offrant ainsi un parc public de 6 hectares aux angloys. Le financement du seul parc public prévu par Claude Olive, sans les 268 logements, va coûter très cher aux contribuables: Aux 3,4 millions d'euros que la municipalité vient de voter pour les travaux s'ajoutent les 1,5 millions d'euros déjà dépensés pour les études, le défrichement, et le foncier. C'est donc près de 5 millions d'euros qui sont déjà engagés sur le budget communal, et qui n'étaient pas prévus jusque là! Pour diminuer la facture la municipalité affirme que la subvention de 2 millions d'euros de l'agglo sera maintenue.

Il n'est pas question pour Anglet de renoncer à cette somme. Mais il faut bien constater qu' elle ne peut plus être affectée au Maharin "au titre des zones d'habitat" comme le précisait la délibération du 20 décembre 2013. Il faut donc délibérer de nouveau avec une autre affectation. Guy Mondorge dans son intervention (qu'on trouvera sur ma page Facebook), au nom de l'opposition municipale a suggéré que cette subvention soit affectée aux achats fonciers nécessaires à une politique "punchy" de l'habitat. Subvention d'autant plus utile d'ailleurs qu'au budget 2015 seuls 200 000 € sont inscrits sur cette ligne. Dérisoire quand on connait le prix moyen du foncier sur Anglet, autour de 400€/m2 (1). Avec ce pactole, la commune pourra acheter un seul terrain de 500 m2. "Punchy"?

Une erreur dix fois répétée peut-elle devenir vérité?

Au cours du dernier conseil municipal le maire a affirmé de nouveau qu'il est impossible de construire sur le site du Maharin et que les opérateurs sociaux ne voulaient pas y venir. Faux, je le redis avec force. Ce n'est pas parce qu'on répète une erreur qu'elle devient vérité. Et quand on répète volontairement quelque chose qu'on sait inexact, comment cela s'appelle-t-il?

Deux faits, incontestables: l'EHPAD, a été construit sur le site du Maharin, par l'office 64 de l'habitat, avec un financement dit "PLUS" destiné au logement social. Donc c'est possible de construire du logement social au Maharin. Deuxième fait: Sur les tableaux prévisionnels de financement de logement social préparés par l'agglomération, l'office 64 de l'habitat y apparaît candidat pour 50 logements au Maharin.

Je suggère aux journalistes d'aller interroger M. Etcheverria directeur de l'Office 64 (Office départemental), M. Elhuyar directeur de HSA (Office de Bayonne) et M. Robbana, directeur du COL: " Si la ville d'Anglet décide finalement de construire 150 logements sociaux au Maharin, votre organisme sera-t-il candidat?"

(1) chiffre donné par le portail de la ville d'Anglet: anglet.fr

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 18:01

J’ai reçu sur ce blog un commentaire à l’article intitulé "les dépenses incongrues de M. Olive" d’un certain "Chrisodoulos".

Je le reproduis ci-dessous :

Le Maharin est une zone inondable et le bétonnage de cette zone aurait inondé les maisons limitrophes s on voit ça tous les jours au journal télévisé sans parlais de la saturation automobile sur ce secteur Eco quartier ne veut pas dire tout vélo. .. Mr Espilondo n a rien voulu entendre il en a perdu son poste de Maire

Voici ma réponse :

M. Chrisodoulos: vous êtes mal informé.

La zone inondable? Les bâtiments envisagés n'étaient pas en zone inondable, pas plus que la maison de retraite dont l'emplacement, sur le site de l'écoquartier, avait été choisi par la municipalité de MM Villenave et Olive. Le vallon du Maharin était constructible au PLU de 2004 (celui de MM. Mortalena et Olive), avec une densité double de celle que nous avions retenue pour l'écoquartier. Nous devions commencer les travaux dès le mois d'avril - les marchés étaient attribués aux entreprises - pour aménager le ruisseau contre les inondations qui pourrissent la vie des résidents à l'aval du site. Qui veut noyer son chien (au Maharin?) l'accuse de la rage.

la saturation automobile? nous y allons tout droit en imposant aux jeunes ménages qui travaillent sur l'agglo de se loger dans la campagne environnante. Ils doivent prendre leur(s) voiture(s) pour tous leurs déplacements: travail, lycée, collège, activités extra-scolaires, achats... Le Maharin, proche d'un bassin d'emploi important (la Butte aux cailles, Dassault, les Pontots...) est desservi par 2 lignes de bus qui offrent une alternative à la voiture pour de nombreuses destinations. les habitants du Maharin auraient moins utilisé leurs voitures que les "rurbains", ces "urbains" à qui on impose de vivre à la campagne.

M. Espilondo a perdu son poste de Maire? Oui. Lui et ses colistiers, moi-même, ne faisions pas carrière! Les angloys ont choisi pour leur ville une autre politique. Nous le regrettons vivement pour eux et pour Anglet, pas pour nous. Je peux maintenant cultiver mon jardin et m'occuper de mes petits enfants!

Et je reste à votre disposition pour vous rencontrer quand vous le voulez pour évoquer ce dossier.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 10:29

Claude Olive a affirmé en conseil municipal ce 25 juin (1) qu'aucun promoteur n'était intéressé pour construire les logements de l'écoquartier du Maharin. Je cite: " J'ai rencontré beaucoup de promoteurs... Ils m'ont tous dit les contraintes imposées par ce dossier... aucun ne s'était positionné pour acheter un terrain, aucun... Aucun organisme de logement social ne s'est positionné pour acheter un terrain, aucun... Ils avaient de grosses contraintes liées d'abord à la nature du terrain; ce n'était pas le bon endroit... on n'aurait pas pu faire les logements vu le surcoût de construction...".

Ma surprise a été grande devant pareille affirmation.

Les promoteurs très intéressés.

Je peux affirmer, à l'inverse du maire, que les promoteurs publics et privés ont toujours manifesté leur intérêt pour ce projet et qu'ils insistaient pour y être associés.

Les bâtiments avaient été organisés en 7 lots - de un, deux ou trois bâtiments - qui auraient été chacun attribués à une équipe regroupant architecte et promoteur. Au début de cette année 2014, en présence des responsables du service de l'urbanisme, j'avais rencontré longuement les trois promoteurs sociaux "historiques" sur Anglet, c'est à dire l'Office 64 de l'habitat, Habitat Sud Atlantique (ex office municipal de Bayonne) et le COL. Ils avaient alors décidé de travailler ensemble sur le projet du Maharin, une collaboration unique et porteuse d'une dynamique nouvelle. La dimension écologique intéressait particulièrement nos trois interlocuteurs qui avaient de nombreuses idées. Les prix de vente des terrains étaient ceux habituellement pratiqués par l'agglomération Cote Basque Adour (ACBA) et tenaient compte des difficultés techniques et environnementales.

Des contraintes de terrain habituelles à Anglet

Terrain inconstructible au prix du logement social, affirme Claude Olive La construction sur le site du Maharin de la maison de retraite inaugurée l'an dernier, démontre le contraire. Le bon sol se trouve à dix ou quinze mètres de profondeur, ce qui est banal à Anglet (2): les promoteurs privés et sociaux savent parfaitement intégrer cette contrainte dans leurs projets. Il est beaucoup plus facile de construire dans le vaste vallon du Maharin qu'au carrefour Bernain par exemple; car le long de l'ex nationale 10 le bon sol est à la même profondeur, une quinzaine de mètres, voire plus profond, mais en plus les contraintes d'accès et d'installation de chantier imposent un surcoût réel pour les travaux.

Tout était donc en place, comme pourront l'expliquer au nouveau maire les services de l'urbanisme qui s'étaient beaucoup impliqués dans ce dossier.

L'abandon du Maharin est une décision politique, totalement arbitraire. Il s'agit de satisfaire quelques riverains. En avançant de - très mauvaises - raisons techniques Claude Olive cherche à justifier son choix. Ce n'est pas glorieux.

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Photo en tête d'article: une vue de la maison de retraite du Maharin, inaugurée en 2013, qui apporte la preuve qu'on peut construire sans difficulté dans la plaine du Maharin, contrairement aux affirmations infondées de l'actuelle municipalité.

(1) J'invite le lecteur à visionner le conseil municipal (sur le site officiel de la ville www.anglet.fr) en se reportant à le question 21 consacrée au Maharin. L'opposition expose clairement le dossier. On pourra vérifier l'exactitude des propos de Claude Olive ici rapportés.

(2) A titre de comparaison: le futur magasin IKEA esr construit sur pieux. Ceux-ci sont ancrés dans la marne à 80m de profondeur. 80m! c'est moins banal.

La plaine du Maharin pendant le chantier de construction de la maison de retraite. Rappelons que ce site avait été choisi par la municipalité de M. Villenave, dont M. Olive était adjoint. a l'époque, André Berthet qui a présenté la délibération ce 25 juin était ingénieur à la ville d'Anglet en charge de la voirie et de l'hydraulique. Vérité en 2006, erreur en 2014! le monde et les temps changent...

La plaine du Maharin pendant le chantier de construction de la maison de retraite. Rappelons que ce site avait été choisi par la municipalité de M. Villenave, dont M. Olive était adjoint. a l'époque, André Berthet qui a présenté la délibération ce 25 juin était ingénieur à la ville d'Anglet en charge de la voirie et de l'hydraulique. Vérité en 2006, erreur en 2014! le monde et les temps changent...

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 10:33
Maharin: Les curieux arguments de M. Veunac.

Lors du dernier conseil municipal, la nouvelle majorité a annoncé qu'elle renonçait à réaliser l'écoquartier du Maharin. A la défense de l'écoquartier présentée par Sandrine Derville au nom de l'opposition Jacques Veunac, nouvel adjoint à l'urbanisme, a répondu avec deux arguments surprenants:

Premier argument: L'écoquartier serait dangereux pour les enfants qui pourraient tomber dans le ruisseau en traversant l'écoquartier la nuit. Rappelons simplement que les digues qui permettent de franchir le Maharin auront des gardes-corps et qu'elles seront éclairées la nuit tombée. Que de toute façon elles seront construites quoiqu'il arrive puisque la nouvelle municipalité s'est engagée à réaliser les travaux hydrauliques. Les exemples sont nombreux de ruisseaux qui traversent des zones urbaines à Anglet sans protection particulière. Et cela ne pose aucun problème. Pourquoi cela en poserait au Maharin dont le débit en temps normal est très faible avec une lame d'eau de quelques centimètres.

Deuxième argument: Vivre dans un écoquartier serait difficile, cela supposerait des habitudes de vie adaptées à l'Europe du Nord mais pas chez nous. "Et qui paiera les charges élevées" ajoute, faussement inquiet, M. Veunac? Éliminons d'entrée ce dernier point: Les charges supportées par les habitants seront faibles puisque les espaces verts seront ouverts au public donc entretenus par la ville, et que les dépenses de chauffage seront réduites au maximum. En quoi le fonctionnement du quartier serait-il différent d'un quartier ordinaire? On y favorisera bien sûr des comportements écologiquement responsables : tri sélectif et compostage des déchets, utilisation facilitée des transports en commun (une ligne de bus passe dans l'écoquartier, une autre le longe avenue des Pyrénées), récupération des eaux de pluie pour l'arrosage... il n'y a là rien d'extraordinaire, qui nécessite un apprentissage particulier. Le COL souhaitait en outre mettre en place une expérience d'habitat participatif, basée sur le volontariat. Mais il conduit ce type d'expérience ailleurs; ce n'est pas une exigence du cahier des charges de l'écoquartier.

Par contre Jacques Veunac ne répond pas aux questions de fonds soulevées par Sandrine et que j'ai évoquées moi-même dans le dernier article sur ce blog. Rien sur le coût du futur parc public que l'écoquartier finançait, rien sur l'avenir du quartier de Montbrun, rien sur les objectifs de construction de logements sociaux.

Comme Cyrano de Bergerac j'ai envie de dire à M. Veunac;

"C'est un peu court jeune homme,

on aurait pu dire bien des choses en sommes... ".

En conclusion du débat M. Olive a justifié l'abandon du projet avec un seul argument, "C'est une promesse de campagne". Exact. Quand on promet, il faut faire! Mieux vaut ne pas promettre à tort! Mais je montrerai dans un prochain article que M. Olive peut faire un nouveau quartier, ne l'appelons plus écoquartier, sans se renier.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 16:44
Écoquartier du Maharin: Les conséquences d'un abandon.

Claude Olive l'a annoncé hier: le projet de l'écoquartier est abandonné. Un parc verra le jour sur le site. Quelles sont les conséquences de cet abandon?

Elles sont de trois sortes: Pour la ville, pour les entreprises, pour le quartier.

Conséquences pour le budget de la ville.

Le budget de l'écoquartier était en équilibre: les recettes équilibraient les dépenses et par conséquent le budget de la ville n'était pas sollicité. Les angloys ne payaient rien! La voirie du nouveau quartier, le parc public de 6 hectares et les travaux hydrauliques pour lutter contre les inondations étaient intégralement payés par les subventions et la vente des droits à bâtir.

Maintenant que l'écoquartier est abandonné, il faut dire adieu aux subventions ( 2,36 millions d'euros) et à la vente des droits à bâtir ( 5,5 millions d'euros). Par contre il faut payer le parc et les travaux hydrauliques, ainsi que toutes les études conduites depuis 5 ans! Coût pour la ville : de l'ordre de 3 millions d'euros. Les angloys paieront! Qui donc annonçait des économies lors de la campagne municipale?

Certes les travaux hydrauliques sont une compétence de l'agglo. C'est donc l'agglo qui doit les prendre en charge. Le prix d'un bassin de rétention "ordinaire" de 2000 m3 est de 300 000 €. L'agglo est prête à les payer. Par contre des bassins paysagers coûtent beaucoup plus chers, et l'agglo refuse d'assumer les surcoûts. Les bassins de Latxague, en amont étaient revenus à 1,5 million d'euros, pour une surface aménagée bien plus modeste qu'au Maharin.

Conséquences pour les entreprises et l'emploi.

Les travaux d'aménagement hydrauliques et paysagers sont prêts à être signés: 4 millions d'euros de travaux environ ont été attribués à des entreprises locales. M. Olive ne signera pas les marchés? les entreprises et leurs salariés apprécieront.

268 logements, soit de l'ordre de 20000 m2 de plancher, et des aménagements importants sont abandonnés. Le coût global des travaux - bâtiments, voiries et réseaux - peut être estimé à 45 millions d'euros. 45 millions d'euros perdus pour les entreprises du BTP: Combien d'emplois à la clef sont ainsi sacrifiés? Qu'en pense Eiffage qui a tout fait pour que la municipalité sortante perde les élections multipliant contre nous les polémiques et les recours parce que nous avions dû confier un marché de 1,5 millions d'euros à une entreprise de San Sébastien? Qu'en pensent les entreprises locales qui n'avaient jamais eu autant de travaux fournis par la ville que pendant les six ans écoulés, et pour qui s'annoncent les vaches maigres?

Conséquences pour le quartier Montbrun.

Monsieur Tisset, le Président de "Bien vivre autour du Maharin" a gagné. Il n'aura pas de petits immeubles de un à trois étages, en face de chez lui. Son terrain qui est enclavé dans l'emprise de feu l'écoquartier sera entouré d'un parc que les angloys lui paieront.

Le parc du Maharin sera sans doute utile. A proximité immédiate du Pignada, il offrira des cheminements piétonniers agréables, même si la résidence Argi Zabal, construite il y a dix ans sur le lit du ruisseau (par ceux-là même qui renoncent à l'écoquartier) interdit de longer le Maharin jusqu'à Latxague. Mais il ne sera guère différent des six hectares d'espaces naturels publics que nous prévoyions pour l'écoquartier.

Le quartier de Montbrun poursuivra sa lente mue de quartier populaire en quartier résidentiel. Le prix des maisons construites il y a trente ou cinquante ans par des ouvriers, des employés, de petits fonctionnaires - le terrain ne coûtait pas cher! - a flambé et le quartier est aujourd'hui inaccessible aux jeunes couples, aux familles modestes. Sa population vieillit. L'école maternelle de Camiade est menacée dans son existence même, car le quartier compte peu de jeunes enfants. Les commerces de détail sentent cette évolution inexorable et voient leur clientèle baisser lentement, faute d'un renouvellement des générations suffisant. La construction de l'écoquartier, avec ces 110 logements sociaux, ces 50 logements en accession sociale, ces 110 logements à prix maîtrisés pour résidences principales, offrait une cure de jouvence à Montbrun. Nous (je dis nous car j'y habite), nous vieillirons ensemble, tranquillement.

Peinards...

Et nos héritiers vendront un bon prix une maison qu'ils ne pourront conserver car trop chère.

J'aurais aimé être bousculé par la jeunesse, avoir près de chez moi un quartier vivant qui expérimente d'autres façons de vivre ensemble. J'aurais aimé des commerces qui prospèrent, une école pleine de bambins, J'aurais aimé... Dommage.

Je me promènerai les belles soirées de printemps, avec les gens de mon âge, dans un beau vallon au milieu duquel coule un ruisseau, accompagné des "tû-tû" des crapauds accoucheurs. Tranquille... Les enfants ne joueront pas autour de moi.

Photo en tête d'article: Le vallon du Maharin, après le défrichement de l'automne.

Photos ci-dessous: vues du futur écoquartier..

Écoquartier du Maharin: Les conséquences d'un abandon.
Écoquartier du Maharin: Les conséquences d'un abandon.
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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 10:16

Dans un article récemment paru dans la presse, Angeluzain - l'association qui regroupe les abertzales angloys - marque son opposition à l'écoquartier du Maharin avec deux arguments: ce quartier va coûter cher aux contribuables angloys, et son implantation à Sutar serait plus pertinente.

Reprenons ces deux points.

Un budget en équilibre.

Le dernier conseil municipal vient de voter la création d'un budget annexe pour l'écoquartier. Ce budget devra être équilibré en recettes et en dépenses. Si les recettes attendues de l'écoquartier,essentiellement des subventions et la  vente des terrains aménagés à des promoteurs publics ou privés, ne compensaient pas les dépenses, il faudrait que le budget de la ville l'équilibre par une subvention spécifique qui serait votée en conseil municipal. Ce budget annexe assure donc une parfaite transparence sur le coût de l'opération. Les dépenses concernent l'aménagement des espaces publics: travaux hydrauliques, voiries et réseaux, paysagement. Or les travaux hydrauliques sont de la compétence de l'agglomération et seront donc financés par celle-ci. Il s'agit pour elle bien sûr de prendre en charge  la lutte contre les inondations, les aménagements paysagers étant logiquement assumés par le projet lui-même. En outre l'agglomération a voté le principe d'une subvention de 2 millions d'euros pour chacun des trois écoquartiers programmés: le Sequé à Bayonne, Kléber à Biarritz, le Maharin à Anglet. Cette subvention compensera les surcoûts liés aux exigences spécifiques d'un vrai écoquartier. On nous objecte que les fondations profondes qui sont nécessaires pour bâtir sur le site vont coûter très cher et plomber le programme. Or selon les études géologiques il semble que le bon sol soit à une profondeur comprise entre dix et quinze mètres. Cela n'a rien d'extraordinaire à Anglet, et les promoteurs savent intégrer le surcoût prévisible dans leurs budgets. Au final, le programme que nous avons choisi, de l'ordre de 280 logements, nous permettra d'équilibrer l'opération. Naturellement, dans un premier temps, avant de vendre les terrains il va falloir aménager l'espace public et le budget de la ville devra avancer les sommes nécessaires. Mais celles-ci lui seront reboursées au fur et à mesure de la cession des lots constructibles aux opérateurs. Au final, l'écoquartier du Maharin ne devrait rien coûter aux contribuables angloys. Chacun comprend aisément qu'il en serait tout autrement si, suivant les demandes des riverains, nous ne construisions sur place que 150 logements sociaux.

Sutar: un emplacement non pertinent. 12 mars 2011 018

Le deuxième argument consiste à dire: Sutar est mieux adapté pour un écoquartier.

J'ai déjà expliqué dans ce blog pourquoi le Maharin était un emplacement pertinent pour construire un vrai écoquartier. Parce qu'il est au coeur de l'agglomération, parce qu'il permettra de traiter le régime hydraulique perturbé du ruisseau, parce qu'il  restaurera un espace autrefois cultivé et drainé aujourd'hui à l'abandon, comme le montre la photo ci-contre.

Sutar à l'inverse n'est pas un emplacement aujourd'hui convenable pour un écoquartier. Situé de l'autre coté de l'autoroute, de la voie ferrée et de l'aéroport, Sutar est un quartier résidentiel et agricole coupé du reste de l'agglomération. Y construire aujourd'hui ne ferait qu'aggraver l'engorgement quotidien de la circulation automobile en entrée de ville, puisque ses résidents subissent aujourd'hui, tous les matins, un bouchon automobile de 700 m de retenu environ. Faut-il contribuer à aggraver le phénomène ou au contraire, en construisant en coeur de ville éviter de le nourrir ? 

Les terres agricoles et naturelles de qualité aujourd'hui disponibles sur Sutar doivent-elles être urbanisées tout de suite, contribuant à l'étalement urbain, où au contraire ne devons-nous pas préserver ces terres pour nos successeurs, pour qu'ils les utilisent au mieux ? Pour construire peut-être, ou pour préserver des espaces naturels ou agricole en bordure immédiate de la ville ? Les principes du développement durable et la préservation de la qualité de vie à Sutar se conjuguent pour nous inciter à attendre avant d'étaler la ville. Un écoquartier à cette endroit serait en contradiction avec ses propres principes.

Naturellement, je suis prêt à débattre de tout cela avec les membres d'Angeluzain et leur offrirait un espace de réponse sur ce blog s'ils le souhaitent.

Je constate aussi qu'Angeluzain ne pose plus le problème hydraulique comme étant une difficulté majeure du site. La réalisation en amont des bassins de rétention paysagers de Latxague , de 9000 m3, et la réalisation d'une plaine inondable de 4700 m3 sur l'écoquartier, devraient permettre d'éviter les inondations récurrentes subies depuis 30 ans par les habitants de Montbrun (et plus récemment par les résidents d'Argi Zabal!). Ces inondations qu'un urbanisme mal maitrisé avaient provoquées, un urbanisme respectueux de la nature, demain, va les contrôler!

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 18:37

Depuis trois ans la municipalité à engager une vaste concertation pour accompagner la naissance d'un futur écoquartier dans le quartier de Montbrun, autour du ruisseau du Maharin. Concertation dont  ce blog s'est fait souvent l'écho, et dont on peut mesurer le sérieux en consultant les comptes-rendus des nombreuses réunions sur le site de la Mairie. L'association "Bien vivre au Maharin" vient délibérément de se fermer la porte de cette concertation.

Dans un article paru dans Sud-Ouest le 29 avril elle dénonce " l'impossible dialogue" avec la municipalité, et  agrémente son propos de contre-vérités qui révèlent sa vraie nature. Celle d'une opposition systématique à un projet qui viendrait déranger quelques riverains, "soucieux - nous disent-ils dans Sud-Ouest-  de préserver leur tranquillité, leur confort de vie".

Je regrette cette décision de l'association que je ne comprends pas. Pour notre part nous restons ouvert à la discussion avec tous... Mon bureau est largement ouvert, mon agenda en témoigne. Si "Bien Vivre au Maharin" retrouve la voie de la raison, nous les écouterons de nouveau volontiers. Mais la méthode qui consiste à demander un rendez-vous au Maire, lequel l'accorde volontiers en ma compagnie, pour ensuite nous préter des propos qui n'ont  pas été tenus, cela est inacceptable!

Mais revenons sur cet article.

dialogue et concertation.

Je ne vais pas ici rappeler le déroulement de la concertation conduite depuis deux ans: Ce blog s'en est fait largement l'écho et les lecteurs intéressés se reporteront sur le site de la ville ou figurent tous les comptes rendus des réunions et les principaux rapports techniques.

Nous respectons scrupuleusement le planning annoncé lors de l'exposition de l'été dernier : Comme prévu, tout au long des mois de mars et avril l'architecte Thibaut Babled et des ingénieurs de la ville ont rencontré individuellement, chez eux, tous les riverains dont les maisons sont au contact direct du futur quartier. Ils leurs ont présenté le projet et ont examiné avec eux les conséquences prévisibles pour leur environnement immédiat.  Il leur a été proposé de réfléchir ensemble à l'aménagement de la bande de 5 à 10 mètres qui longe leur propriété et dont on pourrait leur céder l'usufruit. Le raccordement au futur réseau d'eaux usées à aussi été envisagé, la plupart des maisons  devant aujourd'hui utiliser une pompe de relevage pour se raccorder à l'égout existant. Au final, la plupart des propriétaires ont apprécié la démarche, assez inhabituelle, et n'ont pas manifesté d'opposition à l'écoquartier, au contraire.

Il est donc étonnant, et pour être tout à fait sincère, choquant  de lire "que le président TISSET constate que les concertations promises ont disparu du planning municipal" alors qu'il a reçu chez lui quelques jours auparavant, en compagnie de M. Bocquier, autre interlocuteur de Sud-Ouest, l'architecte et un ingénieur de la ville.

la densification.

Le Président de l'association explique que nous souhaitons "densifier" certains quartiers d'Anglet, dont Montbrun. Faux naturellement. Si nous pensons nécessaire de construire plus dense que par le passé dans certains secteurs, par exemple le long des lignes de bus de l'ex RN 10, nous n'avons jamais voulu densifier le quartier de Montbrun et le Maharin précisément. C'est même le contraire!

 Maharin-Babled-copie-2.jpg

J'ai déjà expliqué que le PLU voulu par la municipalité précédente et voté en 2004, prévoyait la possibilité de construire 40000 m2 de planchers sur les 8 hectares du Maharin (COS = 0,50), soit environ 600 logements. La résidence Argi Zabal situé dans le même secteur I AUa du PLU est construite sur cette base puisqu'elle totalise 4209 m2 de plancher  sur environ 0,9 hectare.  En construisant 280 à 300 logements (on sera sans doute très près de 280) sur les 8 hectares disponibles, nous sommes à moins de la moitié de ce qu'il était possible de faire.

La densité bâtie, de l'ordre de 35 logements à l'hectare, est à rapprocher de plusieurs réalisations récentes sur Anglet : Argi Zabal: 55 logements à l'hectare; Verger d'El Hogar : 75 logements à l'hectare (pauvre verger, autrefois si plaisant, un beau site pour un petit écoquartier); Erdian, sur l'ancien terrain de baby-relax: 110 logements à l'hectare! Oui, nous dit-on, mais il y aura des espaces verts sur l'écoquartier, ça ne compte pas! Il y aura effectivement des espaces verts qui entoureront les immeubles posés sur l'herbe, au milieu des arbres. C'est un des points forts de ce futur quartier qui veut réconcilier la ville et la nature. Les habitants des immeubles, et les riverains actuels, profiteront pleinement de ces espaces verts, rendus possibles parce qu'on a limité la densité. Il fallait faire moins claironne "Bien vivre autour du Maharin": 150 logements auraient suffit! Pourquoi 150? Sur quels critères se base l'association pour proposer ce chiffre? Avec notre projet nous assurons aux futurs résidents et aux actuels riverains "leur tranquillité et leur confort de vie"  en même temps que nous logeons 280 à 300 familles. Au moment ou le foncier est rare, ou les jeunes, et les moins jeunes, ne peuvent plus se loger sur Anglet, nous ne devons pas gaspiller les terrains disponibles.

 

Eloigner les immeubles.

Les trois porte-parole de "Bien vivre au Maharin" demandent qu'on éloigne encore davantage les futurs bâtiments de leurs limites de propriété : 15 à 20 m c'est trop juste affirment-ils pour planter des arbres. Je remarque que les maisons existantes sont souvent plus proches les unes des autres. Et que des plantations d'arbres sont naturellement prévues : on a vu plus haut que dans le cadre de la concertation, les riverains pourront travailler avec l'architecte sur l'aménagement de la frange de terre au contact immédiat de leur propriété. Toutes les plantations seront possibles.

 Ils ont demandé aussi que les hauteurs des immeubles soient baissées. Nous leur aurions répondu "on n'y touche plus". Faux!

Ces "immeubles" sont en réalité des maisons individuelles accolées, avec un étage. Ponctuellement il ya quelques maisons de deux étages. Nous  avons indiqué à nos interlocuteurs, qu'après les rencoontres individuelles avec les riverains, nous avions demandé à l'architecte de renoncer à des plots de trois étages qu'il avait initialement dessiné. Nous les  leur avons montré sur plan. Pourquoi affirment-ils le contraire. Ils ajoutent même plus loin une autre contre-vérité : "il n'est plus question d'habitat individuel". Ces maisons accolées sont bien individuelles.

 

Les bus et la circulation.

Notre volonté affirmé avec cet écoquartier est de limité au maximum l'impact de l'automobile sur son environnement. Et donc, en particulier, de favoriser l'utilisation du bus. Sud-ouest écrit : "Les futurs habitants de l'écoquartier seront en outre invités à prendre le bus, ce qui fait sourire les deux hommes. "l'arrêt le plus proche, c'est celui des Compagnons et il est quand même à 500 mètres...". Faux, encore. Comme ces "deux hommes" connaissent parfaitement leur quartier, je conclue qu'il y a ici mensonge assumé. Chacun sait à Montbrun que la ligne 5 passe en effet par l'avenue des Pyrénées devant une entrée future de l'écoquartier. L'arrêt n'est pas à 500m, mais à 50m! ( chacun peut le vérifier sur un plan du réseau fourni par Chronbus). En outre la ligne 6 passera dans l'écoquartier lui-même et desservira l'entrée de la maison de retraite. Qui veut noyer son chien...

La circulation automobile autour du Maharin est un vrai problème. Un problème qui touche l'ensemble de l'agglomération. Ce n'est pas en refusant de construire en coeur de ville qu'on résoudra le problème. Les salariés (il y a 16 000 emplois localisés sur Anglet) qui travaillent dans notre ville, y viendront obligatoirement en voiture s'ils habitent en périphérie. S'ils vivent en ville, à proximité des lignes de bus, on peut penser qu'un certains nombre se détourneront de leur voiture et prendront les transports en commun, plus pratiques et moins chers. La ligne 5 par exemple qui relie Montbrun à Bayonne en passant par la zone économique des Pontots où beaucoup travaillent peut se révéler intéressante pour certains des futurs résidents.

Nous avons en outre rappelé à nos interlocuteurs que la ville accompagnera la réalisation de l'écoquartier par des travaux visant à sécuriser et à pacifier la circulation automobile sur l'avenue des Pyrénées, la rue de Millet. et la rue de Bahinos. Pourquoi n'en disent-ils rien? Et pourquoi parlent-ils de 500 voiture quand il y en aura moins de 400? 

 

La suite du projet.

" la mairie n'a pas voulu nous dévoiler les futures étapes de son projet". affirme le président de l'association. Faux, toujours!. Le 23 avril j'ai signé une lettre que je lui ai adressé qui reprend les conclusions de la réunion tenue en présence du Maire. J'y explicite le déroulement de la suite des études. j'en reproduis ici l'essentiel:

-  ... Nous avons entendu vos inquiétudes et sommes attentifs aux questions soulevées. Vous avez compris que la municipalité a la volonté de conduire ce projet à son terme.

Concernant la circulation automobile, je vous confirme nos intentions de travailler à l'amélioration de la voirie, en même temps que nous chercherons à développer les alternatives à l'automobile.

Pour les constructions des bâtiments, il vous a été expliqué que le quartier serait divisé en lots confiés chacun à des opérateurs publics ou privés avec des architectes qui pourront être différents. Le rôle de l'architecte de l'opération, M. Babled, sera de conduire les travaux relatifs aux espaces publics et à veiller à la bonne intégration des projets de ses collègues dans le plan d'ensemble. Un cahier des charges sera élaboré qui précisera pour chaque lot les règles qui devront être impérativement respectées pour assurer une bonne cohérence d'ensemble. Je vous confirme que les travaux hydrauliques seront conduit en premier de manière à sécuriser l'ensemble de l'écoquartier et ses environs, contre les risques d'inondation. ...

Les futures étapes du projet sont donc clairement présentées, contrairement à l'affirmation de M. Tisset dans Sud-Ouest.

 Naturellement, si le journaliste a trahi ses propos, il est indispensable qu'il les fasse rectifier . 

 

On le voit ici, les responsables de l'association "Bien vivre au Maharin" ne cherchent pas à construire avec la municipalité un projet de qualité, profitable à tous, mais veulent s'y opposer par tous les moyens, y compris en manipulant l'information. Inexactitudes, exagérations, contre-vérités sont des outils au service de ce qu'ils croient être leurs intérêts privés. Dommage.  Nous espérons qu'il changeront de stratégies pour que le dialogue auquel ils se dérobent soit de nouveau possible.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 14:39

 

Pour comprendre l'évolution récente du site du Maharin ou va être édifié le futur écoquartier d'Anglet, il n'est pas inintéressant de comparer des photos de 1985 à celles d'aujourd'hui.

 

La première photo  ci-dessous montre le ruisseau du Maharin sous la route de Bahinos, au moment ou il pénêtre par l'ouest dans le vallon du futur écoquartier. La photo suivante est prise au même endroit en 2011. La résidence Argi Zabal a été construite sur le lit du ruisseau. La plaine cultivée à fait place à des taillis qui masquent le quartier Montbrun..

Maharin 1985 212-mars-2011-024.jpg

 De l'autre coté de la plaine, à l'est, à proximité de Camiade, on voit sur une photo de 1985 les travaux de remblaiement . Le mur à gauche des Cigales est bien visible au milieu de la photo. En 2011,  une végétation pionière avec des arbustes et de l'herbe de la pampa a colonisé les sols. On distingue derrière celle-ci le toit du mur à gauche.

 

Maharin 1985 312-mars-2011-018.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Une vue générale de la plaine, ci-dessous, prise depuis la résidence des Paloumeyres, sur la Butte au Cailles, montre qu'aujourd'hui elle est complètement fermée par la végétation, et de fait inaccessible sur la majeure partie de ses 9,5 hectares.

12 mars 2011 02612-mars-2011-020.jpgLa photo ci-contre, a été prise récemment en direction du nord, de l'allée de Baribelli qui relie la Butte aux Cailles à Camiade. Les géomètres  viennent de  dégager certains cheminements pour faire leurs relevés. On peut découvrir ainsi une partie des hectares qui vont être aménagés.

Du même point, en se tournant vers l'ouest, on peut voir maintenant la résidence des Paloumeyres,  qui dominera l'écoquartier .

 

12-mars-2011-019.jpg

 

 

 

 

 

Avec ces photos, on constate que la plaine cultivée d'autrefois, avec ses champs de maïs, ses maraichages et ses prairies, à fait place à une friche naturelle fermée qu'il faut restaurer.

 

 

 

 

 

 

D'autres photos récentes...03079.jpgDSC03089DSC03080

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 22:17

On sait que le site du Maharin choisi pour  implanter le nouveau quartier d'Anglet a été remblayé au milieu des années 80. Voici des images de l'époque.

 

La première des photos est prise de la rue de Bahinos, quand elle dévale de la Butte aux Cailles, et montre au premier plan le ruisseau sur un tronçon aujourd'hui busé, sous la résidence Argi Zabal. Au fond on voit les maisons en bande du COL sur l'avenue des Pyrénées. La plaine est encore bien dégagée même si des parcelles autrefois cultivées (voir article précédant) sont maintenant boisées.

Maharin-1985-2.jpg

Photo 1

 

La deuxième photo, prise à peu près au même endroit montre un engin qui travaille au pied de la butte. Au fond on distingue nettement  un immeuble HLM de Montbrun, à gauche, et à droite les maisons du COL, derrière un bosquet d'arbres. La plaine est cultivée, avec au deuxième plan un champ de maïs. Les fossés drainent bien les champs qui ne sont pas marécageux.

Maharin-1985-1.jpg

Photo 2

 

 

Enfin, la  photo 3, prise plus à l'est, derrière Camiade, montre les travaux de remblaiement conduits par la communauté d'agglomération. On voit au milieu de la photo, le mur à gauche des Cigales et à l'extême gauche les HLM de Montbrun. Ou il est clair que le Maharin n'est pas un espace vert protégé mais une zone qui a été récemment remaniée. L'écoquartier du Maharin, en enlevant une grande partie de ces remblais aujourd'hui inopportuns, (ils étaient destinés à l'aménagement d'un stade qui n'a jamais vu le jour) , devrait redonner à la plaine un relief plus proche de ce qu'il fut par le passé.Maharin-1985-3.jpg

Photo 3.

 

Sans ces remblais, il sera possible de rendre à la plaine sa fonction de régulation des crues du ruisseau.

 

Ces photos sont datées de février et septembre 1985. 

 

 

 

 

 

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 19:51

A quoi ressemblait la plaine du Maharin dans les années 1960, c'est à dire il ya un demi-siècle? Etait-ce un espace "naturel", c'est à dire sauvage? Ou au contraire une zone agricole, donc soigneusement aménagée?

La photo ci-dessous, aimablement communiquée aux services de la mairie par une riveraine du futur écoquartier du Maharin, apporte la réponse. On découvre un espace libre, cultivé, dans lequel les parcelles sont séparées par des fossés. On mesure en outre le relief du lieu. L'avenue des Pyrénées, qui passe au pied des immeubles HLM toujours présents, longe le flanc du coteau, bien au-dessus du fond du vallon. Le dénivelé, de l'ordre de 8 à 10m n'apparait plus aujourd'hui sur le site, fermé par les bois et les taillis.

  photo-Maharin-en-1960-jpg-copie-1.jpg

 

 Pour bien comprendre comment "fonctionne" le vallon, on peut se reporter au cadastre de 1831 (voir ci-dessous), donc beaucoup plus ancien. On découvre que le ruisseau du Maharin n'est qu'une partie d'un système hydraulique plus complexe.

Pour comprendre le plan, donnons nous quelques repères: la route de Montbrun en rouge, en haut de la carte occupe la place de l'avenue des Pyrénées actuelle. La route de Millet, notée chemin "de Montbrun [à Francese]"-  le reste du nom n'est pas lisible sur cette photo partielle du cadastre-  dessert verticalement le lieu-dit "Porte" (à gauche sur le document) ou il rejoint l'actuelle route de Bahinos et serpente vers le sud jusqu'au lieu-dit "Mary". On voit que deux branches du Maharin se rejoignent avant de franchir le chemin, puis de le longer (ce tronçon a été malheureusement busé en 2005 pour réaliser la résidence Argi Zabal), avant de serpenter dans la plaine. Ce qui est remarquable c'est le parcours du ruisseau, en angles droits, qui montre qu'à cette époque son tracé avait déjà été largement modifié par l'homme. De nombreux fossés qui récupèrent les eaux de surface et les sources, drainent la plaine avant de rejoindre le Maharin. Nombre de ces fossés existent encore aujourd'hui, mais non entretenus ils ne remplissent plus leur rôle et en maintes endroits les terrains sont redevenus ce qu'ils devaient être à l'origine, des zones marécageuses, très difficile d'accès.

cadastre 1831 Maharin 

  La volonté des urbanistes de l'écoquartier est de restaurer le réseau de fossés drainants . Le tracé sinueux du Maharin avec des angles droits nous donnent une indication précise sur le débit du ruisseau lui-même. Il est vraisemblable qu'il n'était pas soumis aux crues brutales d'aujourd'hui qui auraient détruit ce cheminement en lignes brisées. C'est bien l'urbanisation du bassin versant en amont de cette plaine, et par conséquent l'imperméabilisation des sols qui est à l'origine des variations brutales de débit que nous constatons aujourd'hui. On s'en doutait, la carte du XIXème siècle le confirme. On ne pourra donc pas rétablir ce tracé, au demeurant totalement artificiel, qui ne résisterait pas à la première crue décennale. On le remplacera par un parcours en méandres destiné à ralentir la vitesse de l'eau.

La plaine du Maharin qui va accueillir l'écoquartier est depuis très longtemps une plaine aménagée par l'homme. En y créant un espace vert de 8 hectares environ, où seront astucieusement dispersés les futurs batiments, nous lui donnons une affectation nouvelle, respectueuse de l'écosystème, utile aux habitants de la ville d'aujourd'hui, comme les champs cultivés étaient utiles à nos ancêtres.

 

Je remercie la riveraine qui a aimablement prêté la belle photo qui illustre l'article. Pour respecter l'anonymat des personnes, le groupe a été coupé.

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  • : Jean-Pierre Voisin, adjoint au maire d'Anglet de 2008 à 2014 en charge de l'urbanisme, livre ici son point de vue sur les dossiers locaux et dialogue avec les angloys. Ses propos n'engagent que lui-même.
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